Interview avec Bruno Lallement

Retrouvez Bruno Lallement sur:

– Le site de sa formation Ressource et Actualisation. (Que je peux recommander pour l’avoir suivi)

– Son blog.

– Sa chaîne Youtube.

– Découvrez son livre qui m’a énormément apporté:

 

Transcription de l’interview avec Bruno Lallement:

Jonathan Rigottier : Bonjour à tous. Bienvenue pour cette nouvelle interview du blog www.mediter-pour-etre-heureux.com je suis actuellement avec Bruno Lallement, auteur en développement personnel, auteur de la méthode ressource et actualisation.

Bruno Lallement : Bonjour Jonathan.

Jonathan Rigottier : Bonjour Bruno Lallement. Merci beaucoup d’avoir accepté cette interview pour mon blog www.mediter-pour-etre-heureux.com Je suis ravi et un peu ému de pouvoir discuter avec vous car c’est vous qui avez changé ma vie en me faisant réaliser de nombreuses choses essentiels. Notamment que tout est possible dans la vie et que nous avons un potentiel exceptionnel. Certains lecteurs ne vous connaissent peut-être pas encore très bien, donc est-ce que vous pourriez vous présenter un petit peu pour eux ?

Bruno Lallement : Oui bien sûr. Alors je m’appelle Bruno Lallement. Je suis formateur en développement personnel depuis 1987. J’ai d’abord exercé en cabinet avec un très large public, j’ai travaillé aussi. J’ai donné des formations dans le cadre entre autre de la gestion du stress pour France 3, pour les hôpitaux Universitaires de Strasbourg. Et puis de nombreuses entreprises et organismes, voila à peu près le résumé.

Jonathan Rigottier : Voila très bien, merci Bruno Lallement. Moi je suis très impressionné par votre parcours, surtout par votre foi dans la vision du bonheur, la vision d’être heureux. Beaucoup de gens ont cette aspiration, de changer de vie de pouvoir être plus épanouit et pourtant au final très peu le font ? Qu’est ce qui vous, vous a permis de tenir même quand les conditions extérieures n’étaient pas favorables, Je pense notamment à la période ou vous viviez à la rue pour ceux qui connaissent un peu plus en détails votre vie.

Bruno Lallement : Oui en faite, je crois que très jeune la question s’est un peu imposé à moi. D’abord parce que l’environnement dans lequel j’étais était assez hostile justement au bonheur. Il y a un moment où on arrive à ce poser la question : Soit la vie, ça va être toujours comme ça, ça va être épouvantable lol. Au fond de moi, je me suis dis si ça doit toujours être comme ça. Je préfère encore partir ou alors il doit surement y avoir une réponse quelque part et le bonheur doit exister. Alors j’ai constaté autour de moi qu’il y avait des gens qui en apparence avaient l’air heureux. D’autres qui ne l’étaient pas et j’ai commencé à creuser la question. Je me suis rendu compte que parmi ceux qui étaient heureux, la plupart c’était ce que je pourrais appeler un bonheur dépendant. C’est à dire qu’on est heureux tant qu’on est avec quelqu’un, tant qu’on a de l’argent, etc… Enfin bref, c’est un bonheur qui est dépendant des circonstances extérieures et très très très rarement j’ai rencontré des gens qui étaient véritablement heureux indépendamment des conditions extérieures. Ca m’a vraiment interpellé et j’ai voulu savoir comment ils faisaient. Je me suis rendu compte combien c’était lié à leur état d’esprit. Puis ensuite, comme j’en ai parlé sur mon site, j’ai eu la chance, j’ai eu l’immense chance de rencontré des gens assez extraordinaires. Que se soit des thérapeutes mais surtout tous ces grands maîtres spirituels comme Chhimed Rigdzin Rinpoché, sa sainteté le Dalaï-Lama, Sogyal Rinpoché et puis pleins d’autres que j’ai rencontré sur mon parcours. Ils ont confirmés cet aspect des choses d’effectivement le bonheur pouvait être totalement indépendant des circonstances extérieurs et de ce que l’on pouvait posséder ou non.

Jonathan Rigottier : Je vois beaucoup de gens avec des projets, des idées. Ils en ont le potentiel et pourtant ils ne font pas. C’est la fameuse procrastination dont on entend souvent parler. Qu’est ce que vous pourriez donner comme conseil pour garder la foi et toujours avancé contre vent et marée ?

Bruno Lallement : Bah, d’abord. Je crois qu’il faut vraiment avoir, la première chose est d’avoir un objectif vraiment clair. Dans l’esprit, il y a une célèbre phrase qui dit: « Ce qui se conçoit clairement s’exprime clairement ». C’est tout à fait valable pour un projet. Il faut que le projet soit vraiment clair, qu’on est pris le temps de le méditer, de le réfléchir, de l’avoir à l’esprit. Moi mon objectif au départ, je me souviens j’avais même 13 ans quand un oncle m’a demandé qu’est ce que tu veux faire plus tard. Je lui ai dis que je voulais être heureux et ça a été ma quête tout le temps. Alors, ça s’affine aussi même si l’objectif, on peut avoir un objectif plus ou moins claire, il va s’affiner dans le temps avec les rencontres, les expériences. Il va devenir de plus en plus précis mais il faut vraiment le garder à l’esprit. Ca c’est une première chose. Ensuite cultiver une motivation, et la motivation va reposer sur le fait qu’on reconnait que cet objectif est tout à fait valable. C’est à dire qu’il nous correspond. Moi dans mon cas, je voulais être heureux parce que je me rendais compte que ça n’allait pas rendre heureux seulement moi, mais aussi tous ceux que j’allais rencontrer, les gens que j’allais côtoyer. Parce qu’il y a rien de plus qu’une personne heureuse et bien dans sa peau qui peut apporter du bonheur aux autres. Donc, c’était ce constat que j’ai fais. Ensuite, évidemment on est confrontés à l’adversité, on rencontre d’inévitables difficultés, d’inévitables obstacles. Je crois qu’à un moment je me suis mis en face du fait que je n’avais pas le choix. C’était soi cela ou rien du tout. Si je voulais le bonheur, il fallait que je me confronte aux difficultés qui pouvaient être inhérente à cette quête. Et je me rends compte que ça s’applique en même temps dans n’importe quel domaine. Je peux avoir un projet, je peux rencontrer l’adversité, je peux rencontrer des difficultés, des problèmes qui vont se présenter sur mon chemin mais ils font parti du parcours et je crois surtout qu’il faut justement relever le défi. Il ne faut pas faire de ces obstacles justement des obstacles mais une opportunité de ce renforcer, justement de devenir plus fort face à l’adversité.

Jonathan Rigottier : Quand on se lance dans un nouveau projet, comment savoir si on est bien à sa place si cela correspond bien à ce que l’on est. De savoir si on ne se trompe pas de voix ?

Bruno Lallement : Bah, je crois que ça c’est assez simple. Si on renonce un peu trop facilement, si à la moindre difficulté on tourne les talons. Il faut vraiment se demander si on est motivé pour le faire. Alors, je dis bien que ce n’est pas la seule chose qui détermine les raisons d’un renoncement. Parfois, on peut réaliser qu’on a peut-être visé un peu trop haut, qu’on a surestimé l’ampleur de la tâche à accomplir, donc à ce moment là il faut peut-être réviser ses objectifs. Je pense que quand on est réellement et sincèrement motivé, on ne se détourne pas de son objectif. Il est là en nous parce qu’il vit en nous, c’est nous. Et on va être toujours, si cela correspond à ce que l’on est, on va être toujours renvoyé devant cet objectif.

Jonathan Rigottier : Et comment vous avez fait pour faire face aux résistances internes, parce que même parfois on sait que c’est ce qui nous correspond mais il y a malgré tout certaines peurs. J’aime bien une citation que vous donnez dans vos enseignements de Chhimed Rigdzin Rinpoché « L’être humain est semblable à une voiture à deux moteurs. L’un pousse en avant, ce sont nos aspirations positives, et l’autre tire en arrière, ce sont nos peurs, nos préjugés et vues fausses, nos doutes et culpabilités ». Comment faire pour faire avancer cette voiture et aller au delà de nos résistances internes ?

Bruno Lallement : Bah, c’est un peu la même chose. Justement dans le Bouddhisme par rapport à tout ce que l’on peut vivre et expérimenter. Quand ils parlent des pensées, des émotions, ils parlent de ces manifestations comme des évènements mentaux. Moi j’ai trouvé cela extraordinaire quand je l’ai entendu dire parce que je me rendais compte que ça donnait un positionnement différent. Et justement, ces évènements, ces résistances, ces obstacles, il faut vraiment les traiter comme des obstacles extérieurs avec la même attitude. C’est à dire prendre le temps justement de réfléchir, de méditer, de voir comment on peut justement contourner la difficulté, comment on peut contourner l’obstacle, comment on peut se libérer d’une peur. Il faut vraiment la prendre à bras le corps, prendre le temps de l’étudier, de la méditer de façon à en avoir une perception réellement claire parce que…… je ne sais plus justement qui disait la meilleure façon de se libérer de ses ennemis, c’est dans faire des amis. Et bien, c’est un peu la même chose, nos ennemis sont en nous et il faut justement faire en sorte que ça devienne des alliés et non plus des obstacles. Et c’est là ou justement tout les pratiques qui sont proposés entres autres dans la méthode vont permettre d’avoir un rapport différent avec tout ce que l’on porte en soi.

Jonathan Rigottier : Je change un petit peu de domaine. Dans le domaine du développement personnel, on met beaucoup l’accent sur les habitudes, le fait de répéter les choses pour que cela soit ancré en nous. Hors dans une de vos leçons, vous dites que vous n’avez pas d’habitude à titre personnel. J’aimerais revenir là-dessus. Comment aller vers un objectif sans s’imposer de rituel, de façon de faire régulière pour avancer et apprendre petit à petit ?

Bruno Lallement : Alors, il faut bien distinguer 2 choses. C’est vrai que l’être humain est fait d’habitudes. Tout ce que l’on acquiert, on l’acquiert par l’habitude, c’est à force de répéter. A force de faire du piano tous les jours qu’on va finir par savoir faire du piano et plus on expérimente, plus on va reproduire le geste, plus il va s’affiner. On sait d’ailleurs maintenant que scientifiquement les connexions nerveuses vont se faire. Plus on va faire un geste, plus il va devenir précis, plus il va devenir habile, plus il va devenir juste. Donc ça effectivement, c’est indispensable. En même temps, quand je dis je ne me crée pas d’habitude, c’est à dire j’essaie, c’est plutôt dans le sens d’une routine. J’essaie d’éviter la routine pour avoir toujours l’esprit en alerte parce que la routine a tendance à endormir. C’est à dire qu’on ne regarde plus vraiment ce que l’on fait. On a tendance à fonctionner de manière mécanique donc c’est ce genre d’habitude qu’il faut combattre. Il faut éviter justement de devenir un robot et de répéter bêtement sans conscience ce que l’on fait. Celui qui joue au piano est très attentif à ce qu’il fait. Il se met tout entier dans ce qu’il fait. Il apporte son attention sa conscience alors que la plupart du temps, nous nous reproduisons des habitudes mais sans trop regarder ce que l’on fait et ça devient véritablement mécanique.

Jonathan Rigottier : Vous diriez ça même pour le début, lorsque l’on souhaite par exemple débuter en méditation. Ca ne serait pas peut-être plus approprié de s’imposer un rituel même si c’est un petit peu mécanique au début, le temps de progresser?

Bruno Lallement : Oui, mais en faite il y a deux choses dans la méditation. C’est important d’avoir une pratique régulière. C’est véritablement indispensable. Ce qui est important et tous les grands Maîtres le disent. C’est que si on dort pendant la méditation, cela ne sert pas à grand-chose. Ca ne nous apportera rien. Il faut vraiment que l’être soit éveillé, soit présent donc ça doit être une espèce de renouvellement permanent. Chaque fois que l’on fait une pratique, c’est comme si on la faisait la première fois. C’est vraiment d’avoir toujours l’esprit en alerte.

Jonathan Rigottier : L’esprit du débutant?

Bruno Lallement : Voila tout à fait, il faut garder l’esprit du débutant.

Jonathan Rigottier : Merci Bruno Lallement pour cette interview qui je le souhaite du fond du coeur permettra à certaines personnes qui nous écoutent d’avancer dans le cheminement de leur vie donc merci beaucoup.

Bruno Lallement : Merci Jonathan.

Jonathan Rigottier : J’espère que cette interview avec Bruno Lallement vous aura plu, n’hésitez pas à réagir avec un commentaire.

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