Connaissez-vous Jiddu Krishnamurti ?

Je démarre une nouvelle série d’articles pour vous faire découvrir quelques grands maîtres très inspirant. Je commence la série avec Krishnarmurti. Je ne le connaissais pas très bien mais comme plusieurs personnes m’en ont parlés, j’ai cherché à en savoir plus et à le découvrir.

Tout d’abord, le terme de maître n’est peut-être pas familier pour chacun des lecteurs. Cela ne signifie pas « le maître tout puissant » dont on serait esclave du moindre désir. C’est plutôt la notion de guide, de partage de son parcours, de sa réalisation. Comme pour un pianiste amateur qui suivrait les recommandations d’un virtuose du piano pour améliorer sa technique. C’est ce que l’on fait dans tous les domaines dans lesquelles on souhaite progresser.

Qui était Krishnamurti ?

J’ai repris la description de Wikipédia qui est très bien faite en l’allégeant un peu.

Jiddu Krishnamurti est né en 1895 et décédé en 1986. C’est un philosophe d’origine indienne et promoteur d’une éducation alternative. Sa pensée exerça une influence notable sur des auteurs et des personnalités de différentes disciplines.

D’abord présenté dès son adolescence comme un messie potentiel, il a opéré un revirement un peu plus tard pour développer une thèse radicalement opposée, reposant principalement sur l’idée qu’une transformation de l’humain ne peut se faire qu’en se libérant de toute autorité. Sa conviction était qu’un tel changement devait passer par une transformation de ce qu’il appelait le « vieux cerveau conditionné de l’homme » afin d’accéder à une liberté que ni les religions , ni l’athéisme, ni les idéologies politiques ne seraient capables de produire, puisque, selon lui, elles ne font que perpétuer les conditionnements.

La pensée de Krishnamurti

La pensée de Krishnamurti est, selon lui, résumée dans son texte de 1980 « Le cœur des enseignements ». Il se fonde sur sa citation de 1929, selon laquelle « La Vérité est un pays sans chemins ». L’acquisition de cette « vérité » (qu’il appelait aussi « l’art de voir ») ne peut, selon lui, se faire au travers d’aucune organisation, aucun crédo, aucun dogme, prêtre ou rituel, ni aucune philosophie ou technique psychologique. Elle serait mieux connue par le miroir des relations et l’observation du contenu de son propre esprit. Les images, les symboles, les idées, les croyances seraient toutes des obstacles et la cause des difficultés humaines. La perception de la vie serait conditionnée par les concepts enracinés dans l’esprit. L’individu ne serait ainsi que le produit superficiel d’une culture. À partir de ce constat, une liberté peut être entrevue dans l’observation attentive de son propre manque de liberté. La connaissance du mouvement de ses propres pensées révèle l’esclavage au passé, la division entre le penseur et sa propre pensée, l’observateur et l’objet d’observation, l’expérimentateur et son expérience. Quand cette division se résorbe, l’observation « pure », libérée du temps et des conditionnements provoquerait une mutation radicale de l’esprit. Il se disait libre de toute nationalité (comme de toute culture ou religion) parce que, selon lui, l’attachement à la nationalité provoque la séparation qui est à son tour à l’origine des conflits.

Et vous, connaissiez-vous Krishnamurti ? 

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