*Podcast + photos: Je vous raconte ma retraite vipassana de 10 jours

Découvrez dans cet article podcast mon retour d’expérience tout frais puisque je suis sorti de retraite seulement hier matin. Je vous ai également ajouté des photos pour vous mettre dans l’ambiance. Vous verrez tous les bénéfices que l’on peut tirer de cette expérience.

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Voici quelques photos du centre pour vous mettre dans l’ambiance de cette retraite réalisée dans le silence, coupée des distractions habituelles du monde.

– Quelques photos du centre :

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– Mon espace dans le dortoir avec le juste nécessaire sans superflu inutile :

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– Le hall de méditation où j’ai passé de très longues heures ! Ici il n’y a que quelques cousins comme tout était rangé, nous étions 120 pendant la retraite. Je laisse imaginer l’énergie qui s’en dégageait. Encore plus à la toute dernière méditation sur la compassion pour partager pour les bienfaits de la retraite avec le monde.

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Mon ami Mathias, psychologue à Paris dont j’ai pu souvent admirer le dos pendant 10 jours comme il était juste assis devant moi. J’aurais peut-être l’occasion de vous le présenter sur le blog comme on a déjà prévu de nous revoir.

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Et vous, est-ce que vous seriez prêt à une telle aventure dans votre vie ? Laissez un commentaire pour partager votre opinion juste en dessous. 

Transcription texte du fichier audio :

Bonjour tout le monde. Ravi de vous retrouver dans ce nouveau podcast dans lequel je souhaite vous parler de ma toute 1ère expérience d’une retraite de 10 jours, d’une retraite Vipassana. Comment est-ce que ça s’est passé pour moi ? Qu’est-ce que ça a pu m’apporter ? Je vais vous parler de mon expérience pour que vous à votre tour vous puissiez en tirer des bénéfices.

Tout d’abord, sachez que cette retraite s’est passée dans le silence pendant 10 jours. Sans distraction, sans internet, sans téléphone, sans la télévision. C’est un grand changement. Ça permet de travailler dans des conditions idéales parce qu’on peut voir à ce moment-là un petit peu le fonctionnement de notre mental qui tourne en boucle de façon compulsive. Ce n’est pas différent de d’habitude. La grande différence c’est qu’on le voit. On le voit vraiment. On ne peut pas s’échapper parce qu’on est dans des conditions où tout est mis en œuvre pour qu’on puisse avancer. Déjà ce n’est pas une expérience agréable à vivre dans le sens où il y a des choses qui remontent à la surface, des choses désagréables, mais c’est très positif. Ça nous fait grandir dans le sens où ces choses-là de toute façon il fallait bien qu’elles remontent un jour. La retraite c’est l’occasion idéale, parfaite, pour faire remonter ça à la surface et enfin de ne plus y réagir. Ce qui est formidable dans cette retraite, c’est qu’à la différence où quand on lit, quand on apprend on fait tourner l’intellect. Ce sont des choses qui se passent dans notre tête. Là, quand on parle d’équanimité, quand on parle d’impermanence, dans les conditions d’une retraite, on le vit concrètement dans son corps, dans sa chair puisqu’on le ressent concrètement. Quand on parle d’impermanence, on le voit très bien le mental qui n’arrête pas. On a une idée géniale, extraordinaire, mais ça ne durera pas. Au contraire, on est perdu, on ne se sent pas bien. Ça aussi ça ne durera pas. On le voit très clairement. Ce n’est pas de l’intellect, ce n’est pas quelque chose de réfléchi, c’est quelque chose que vous voyez se dérouler concrètement. C’est pareil avec l’équanimité. J’en parlais déjà sur le site, mais ça reste souvent un truc intellectuel. On a bien compris qu’il était important de ne pas réagir, de ne pas donner plus de poids à ce qui était agréable ou à ce qui était désagréable. Là on le vit. Là vous êtes assis pendant de nombreuses heures tout au long de la journée. Vous voyez très bien qu’il y a des douleurs qui se manifestent. C’est une très belle expérience parce que ça demande beaucoup de courage, une sorte de volonté du cœur, de détermination pour simplement regarder ça et ne pas se débattre, ne pas y réagir. Habituellement, dès qu’on a un petit bobo, dès qu’on a un petit truc désagréable on veut s’en débarrasser et c’est sans fin. Là on y fait face. Là on regarde les choses telles qu’elles sont, sans rien rajouter de plus. C’est ça la grande différence. C’est ça qui change complètement les choses. Simplement, on ne réagit plus. L’enseignant le disait très bien, même si c’est agréable on ne s’y attache pas, ça passera, c’est impermanent, si c’est désagréable, c’est pareil on ne s’y attache pas, ça passera. Je n’arrivais pas à des moments à méditer, à faire l’exercice, je me disais que ce n’était pas grave, que ça allait passer. Ça passe toujours. Ça passe tout le temps. C’est ça qui est formidable, c’est qu’on vit les choses dans son corps, dans sa chair. Ce n’est pas un truc d’intellect. Habituellement, dans le quotidien, on ne s’en rend pas compte, mais on fonctionne en grande partie qu’avec la tête, la pensée, la réflexion. On anticipe, on imagine. Ce n’est que dans la tête. Là on sort de ça et on s’accroche à autre chose. Déjà on prend conscience de ça et on prend conscience du fonctionnement de son corps. Il se passe plein de choses dans le corps, en permanence, et qui sont très importantes. Des tensions qui ont besoin d’apparaitre à la surface pour se libérer et pour partir. Ces choses-là, surtout quand on est dans l’intellect, dans le mental, on anticipe, on prévoit des scénarios, ça ne se passe jamais comme prévu ou très rarement. Ça se passe quasiment tout le temps d’une façon différente, d’une façon non prévue. Pourtant on ne peut pas s’en empêcher, c’est compulsif, comme une personne qui a une addiction à la cigarette ou même tout bêtement vous mangez trop de chocolats ou n’importe quoi, et vous ne pouvez pas le contrôler. Là on le voit, ça devient incontrôlable. On comprend bien sur le plan rationnel l’intérêt qu’on aurait à y renoncer mais on n’y arrive pas. C’est là que la retraite est intéressante pour s’y confronter. Ça demande beaucoup de courage et les conditions idéales de silence, de ne pas avoir de distractions aident beaucoup et sont formidables pour ça, pour le vivre, pour simplement observer, simplement regarder les choses, et c’est vraiment une belle expérience pour ça. Désagréable sur le plan relatif, mais vraiment ô combien bénéfique, qui permet vraiment d’avancer parce qu’on voit des choses qu’on n’arrivait pas à voir. Quand on est dans l’intellect, dans la réflexion, on est dedans, on enchaine dedans. Là on passe à un autre plan en fait. Et c’est ça qui est formidable. J’ai vraiment un immense respect pour tous les grands méditants parce que souvent on a une idée un petit peu « la méditation, je vais être zen, ça va être cool ». Ce n’est vraiment pas du tout ça. Il faut beaucoup de courage pour affronter sa douleur, affronter sa peur, la regarder, l’observer, pas vouloir s’en débarrasser, simplement regarder ce qu’il se passe, observer, disséquer, laisser, ne pas réagir… et ça demande beaucoup de courage. On a mal, on a envie de se débattre, on a envie de bouger (d’ailleurs on bouge parfois) mais à nouveau ce n’est pas grave, on voit toutes ces choses. Au quotidien il se passe la même chose, dans notre vie quotidienne, mais on ne le voit pas. C’est sans fin. Ça se répète encore et encore. Là enfin on commence à y mettre un frein, à faire un petit pas dans une autre direction, et cette autre direction c’est laisser un peu la tête de côté et lâcher prise, laisser la vie faire les choses, nous amener ce dont on a besoin pour grandir, pour évoluer. Même si ça ne nous plait pas, c’est ce dont on a besoin. Le laisser, le laisser faire. Et c’est vraiment entrer dans cette dimension là ce que m’a apporté la retraite, vraiment le levier, pas que ce soit juste un truc d’intellect, un truc compris, un truc qui réfléchit dans la tête, mais le vivre, le vivre concrètement. Ce n’est vraiment pas facile. C’est loin d’être facile mais c’est ô combien salvateur, ô combien utile. Je vous assure. Vraiment. Il faut le vivre. A nouveau au moment où je parle, où je fais ce podcast, mon message c’est que vous le viviez à votre tour. Il n’est pas forcément besoin de faire une retraite. C’est quand même un gros truc. Au lieu de parler de méditation, allez méditez ! Au lieu de parler de gratitude, pratiquez la gratitude ! Au lieu de parler de je ne sais quoi, faites-le ! Au lieu de parler de natation, allez nager ! C’est ça l’idée. Et vous verrez ce qu’il se passe. Avec le mental, avec les idées, soit vous vous direz « je vais aller nager, ça va être comme ci, comme ça », tout un tas d’histoire, alors que vous plongez dans l’eau et vous regardez ce qu’il se passe. On apprend tellement mieux, on apprend tellement plus. C’est tellement plus fluide. En fait c’est ça, c’est fluide. Le mental se fait des idées qui ne correspondent pas à la réalité qui est trop complexe. Là on met les mains dans le cambouis, là on regarde concrètement ce qu’il se passe, comment les choses vont et c’est ça la grande différence, c’est ça qui change tout. A nouveau, quand on est dans le mental, dans les idées reçues, c’est là qu’on culpabilise, qu’on s’auto-flagelle, qu’on se dit que ça ne devrait pas être comme ça. Par exemple vous faites l’exercice de méditation, il y a trop de pensées, ce n’est pas grave, on regarde, on observe ce qu’il se passe, on revient sur le souffle… Je ne vais pas entrer dans les détails de l’exercice, il faut être dans les conditions de la retraite pour  le vivre parce qu’à nouveau ça va être un truc d’intellect, ça ne va pas beaucoup vous avancer. Quoi qu’il arrive, on observe, on regarde. Même pour les personnes qui ont fait la retraite, qui sont parties avant la fin pour une raison ou une autre il fallait qu’elles partent, mais à nouveau c’est une expérience. Même une personne qui aurait fait une journée ou je ne sais quoi, c’est une expérience. Tout ce qu’on fait nous permet de grandir, d’avancer. C’est le mental à chaque fois qui vient poser une barrière, qui vient dire à la personne qu’elle aurait pu faire 2 jours si elle a fait 1 jour, qu’elle aurait pu faire ci, qu’elle aurait pu faire ça. C’est vraiment ça qui nous complique la vie et pas autre chose. Là je parle de méditation, mais pour tout dans la vie, on apprend une activité, on a une idée dans notre tête et ça ne se passe pas comme ce qu’on a en tête, et c’est là qu’on est déçu, c’est là que les choses se tendent. Simplement, laissez les choses faire, c’est comme ça qu’on apprend, qu’on avance. J’avais prévu par exemple de vous faire une vidéo pour vous parler de ma retraite. L’appareil ne marche pas. Je me suis dit que ce serait l’occasion de faire un podcast. Au final c’est très bien parce que ça me permet d’expérimenter quelque chose de nouveau. Avant je me serais dit que ça ne marchait pas, que mon appareil était en panne, que c’était chiant parce que j’avais prévu de faire une vidéo pour parler de ma retraite. Ce n’est pas grave. On s’adapte constamment. C’est très bien comme ça, les choses sont très bien comme elles sont. C’est comme ça qu’on avance dans la vie, qu’on grandit sur notre chemin. C’est tellement plus simple, tellement plus salvateur. Mais à nouveau il faut le vivre, il faut sortir des mots, il faut sortir des pensées. Je ne dis pas que la pensée est inutile, ce n’est pas ça l’idée, mais la pensée seule c’est vraiment insuffisant, ce n’est vraiment pas ça qui vous amènera le changement. C’est de faire, c’est d’expérimenter, c’est de vivre, c’est ça qui amènera concrètement le changement. Tout bêtement, avec la nage, c’est de pratiquer la nage qui va vous permettre d’aller plus vite, que vous soyez plus à l’aise, de mieux connaitre les subtilités. Vous pouvez lire un libre, mais ce sera un complément. En fait, les choses vont de pair mais je ne vous le recommande pas parce qu’on est habitué depuis tout petit à analyser et à comprendre. Le curseur a été déplacé très loin dans cette direction-là. On peut mettre de côté. Ça a une utilité, mais tellement on le fait habituellement, tellement on est là-dedans depuis toujours, on peut laisser de côté, on peut vraiment lâcher pied pour aller vers le côté d’expérimentation, d’observation.

Donc c’est vraiment une excellente expérience cette retraite Vipassana de 10 jours. Je vous le recommande. Ça fait changer de paradigme. Comme le disait David Laroche « ça fait comme un saut quantique ». On change d’univers et on change de façon de voir les choses. Plein de choses qui n’étaient pas claires deviennent d’une évidence. Quand je vous parlais avant pour vous dire que tout vient de nous, qu’il faut travailler sur nous, que l’extérieur ce n’est vraiment rien, que l’extérieur ça fait ressortir ce qu’on est. Ça me parait d’une évidence. Avant j’essayais de me le dire, de me le répéter « travaille sur toi, c’est ça le plus important ». ça me semble d’une évidence maintenant. On change comme ça de paradigme. Au fur et à mesure qu’on avance sur son chemin on est prêt à prendre les leçons ou à ne pas les prendre, et c’est comme ça que les choses se font, c’est comme ça qu’on avance. C’est très simple au final. C’est très très simple.

J’ai été ravi de faire ce podcast. Si vous avez besoin d’infos sur la retraite, que vous voulez laisser un commentaire parce que vous aussi vous avez vécu une expérience similaire ou que vous avez envie d’échanger, vous pouvez le faire en laissant un commentaire dans l’article, en dessous de ce podcast. Je serai ravi de pouvoir vous lire, de pouvoir vous répondre. Au plaisir de vous retrouver. Ce sera soit un article, soit une vidéo, soit un podcast. Je n’ai encore aucune idée de comment ce sera, de quoi je vous parlerai exactement. Au plaisir de vous retrouver, de partager avec vous toutes les expériences que je peux vivre, que ça vous soit bénéfique. J’apprends des choses, je redonne, je partage, ça circule, c’est formidable comme ça. Passez une bonne journée. Au plaisir de vous retrouver et à bientôt.

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