Chronique du livre : Le cinquième accord toltèque.

Je découvre actuellement l’excellent livre « Les 5 accords Toltèques » qui m’a été recommandé par un ami et j’apprécie beaucoup ce livre par son angle d’approche comme il explique très bien la façon dont nous nous construisons et comment nous fabriquons par nous-mêmes nos propres barrières et difficultés quotidiennes. J’ai donc décidé d’en faire une chronique/résumé pour le partager avec vous. Vous verrez que cet ouvrage est plein de perles de sagesse !

Pour démarrer, quelques mots sur la légende des Toltèques :

Les Toltèques étaient une société située dans le sud du Mexique constitué de scientifiques et d’artistes dont le but était de conserver l’héritage spirituel ancestral.

Chapitre 1 : Pour commencer, tout est dans le programme.

Commençons par le tout début de l’histoire de chaque être humain. En tant que jeune enfant, nous savons ce que nous aimons, ce que nous n’aimons pas. Nous suivons nos instincts qui nous guident afin d’être heureux, pour savourer la vie, pour aimer. Ensuite, que se passe-t-il ?

Notre corps se développe, notre mental devient plus mature et nous commençons à utiliser des symboles. Quelle que soit la culture, les humains ont toujours inventé des langues, des façons d’écrire afin de pouvoir utiliser des symboles. Il y a des symboles pour tout, pour des idées, des objets, des sons, des mouvements, etc.

Les personnes qui nous ont précédés ont déjà nommé tout ce qui existe pour ensuite nous le transmettre. Les personnes avec qui nous vivons nous apprennent à devenir comme eux. C’est ainsi que nous apprenons à nous comporter de façon « bien » et à intégrer ce que signifie être une « bonne » personne. En vérité, nous sommes domestiqués de la même façon qu’un chien, un chat ou n’importe quel autre animal à travers le système de punition et de récompense. Pour éviter la peur d’être puni et la peur de ne pas être récompensé, nous essayons de correspondre aux attentes des autres.

Au milieu de cela, l’attention est une dimension très importante parce que c’est la partie de notre esprit qui nous permet de rester concentrés sur un seul objet. C’est la façon dont nous apprenons et la façon dont nous enseignons. Sans attention, il est impossible d’apprendre ni d’enseigner quoi que ce soit. En utilisant l’attention, nous apprenons à créer une réalité dans notre tête en utilisant différents symboles. Notre imagination et notre curiosité se développent et nous commençons par poser des questions. C’est à ce moment-là que nous commençons à « penser ». Avant cela, l’utilisation des symboles est simple, nous ne leur attachons aucune signification et aucune émotion n’y est rattachée.

Une fois qu’on leur a donné du sens, nous commençons à utiliser les symboles pour essayer de donner du sens à chaque évènement de notre vie. Nous commençons à imaginer le réel, comme ce qui est beau, laid, maigre, gros, intelligent et stupide. C’est vers l’âge de 5-6 ans que nous commençons à comprendre ses concepts abstraits puis à l’école nous continuons ce processus jusqu’à ce que la pensée devienne automatique, sans avoir à faire le moindre effort.

Maintenant les symboles que nous avons appris attirent notre attention d’eux-mêmes. C’est ce qu’on appelle « la voie du savoir ». Nous entendons cette voix dans notre tête avec de nombreuses tonalités. La voix n’est pourtant pas réelle, c’est notre création. Mais comme nous croyons qu’elle est réelle, nous lui donnons vie à travers notre foi. Ce qui veut dire que nous y croyons sans le moindre doute, cela a lieu quand l’opinion des autres autour de nous prend le contrôle sur notre mental.

Chacun a une opinion sur nous et nous le fait savoir. En tant qu’enfant, nous ne savons pas ce que nous sommes. La seule façon de pouvoir le savoir est à travers le miroir de l’opinion et du regard des autres. Notre image se construit dans ses miroirs, nous y croyons petit à petit à mesure que cela entre dans notre système de croyances. Cela peut-être : « je suis beau, je ne suis pas beau, je suis un gagnant, je suis un perdant, je suis bon à cela, je suis mauvais à cela, etc. »

Toutes ses opinions nous disent comment nous devrions nous comporter. Nous commençons alors à suivre cette image sans être ce que nous sommes profondément. La peur d’être rejeté et pas assez bien nous envoie dans la quête de la « perfection ». Nous créons une image de la perfection en sachant que nous ne correspondons pas à cela et nous commençons par nous juger. Nous ne nous aimons pas et c’est à ce moment-là que le drame commence parce que les symboles vont contre nous.

Avant la domestication, on se fiche de ce que nous sommes et ce à quoi nous ressemblons. Notre tendance est à l’exploration, la recherche du plaisir et l’évitement des douleurs. Notre attention est dans le moment présent. Nous n’avons ni peur du futur ni peur du passé. Après la domestication, nous essayons d’être suffisamment bons pour plaire aux autres sans être bons pour nous-mêmes parce que nous n’arrivons jamais à atteindre cette image de la perfection.

À l’adolescence, nous n’avons plus besoin de personne pour nous domestiquer. Nous avons appris à nous juger, à nous punir et à nous récompenser par nous-mêmes en utilisant le même système de croyances qui nous a été donné. Aucun de nous n’a une chance d’échapper à la domestication. Nous cherchons de la liberté pour être ce que nous sommes. Nous cherchons le bonheur, car nous ne sommes plus heureux. Nous cherchons la beauté parce que nous ne croyons plus être beaux.

Notre corps évolue et nous commençons peu à peu à chercher notre « soi ». Nous cherchons l’amour comme nous avons appris que c’est quelque chose qui se trouve à l’extérieur de nous. Nous cherchons la justice, car il n’y en a pas dans le système de croyances que nous avons appris. Nous cherchons la vérité, car nous ne croyons que dans le système de croyances enregistré dans notre esprit. Et bien sûr, nous recherchons la perfection comme nous croyons avec le reste des autres humains que « personne n’est parfait ».

Chapitre 2 : Symboles et accords

Durant toutes les années de notre vie, nous passons un nombre infini d’accord avec nous-mêmes, la société et les autres autour de nous. Le plus important d’entre eux est celui que nous faisons avec nous-mêmes en comprenant les symboles appris. Ils nous disent ce que nous sommes, ce que nous ne sommes pas, ce qui est possible et ce qui ne l’est pas.

Quel que soit l’endroit où nous sommes nés, tout ce que nous savons correspond à des accords et des symboles appris précédemment. Chaque langue à ses propres symboles. En voyageant, les symboles ne sont plus les mêmes et beaucoup de choses nous semblent étranges.

En apprenant une nouvelle façon d’être, une nouvelle religion ou une philosophie, cela peut créer un conflit avec ce qui a été appris précédemment. Les nouvelles croyances entrent en conflit avec les précédentes et le doute monte en nous. La vérité est que 100% de ce que nous apprenons n’est rien d’autre que du symbolisme ou des mots inventés par nécessité pour comprendre et exprimer ce que nous percevons. Chaque mot dans notre esprit est juste un symbole. Chaque mot acquiert du pouvoir par notre foi parce que nous y croyons sans le moindre doute. Nous avons construit ainsi un édifice entier de connaissance puis nous utilisons tout ce que nous savons pour justifier ce que nous croyons et la façon dont nous percevons les autres et l’univers entier.

Quand nous prenons conscience de cela, c’est alors facile de comprendre que toutes les différentes mythologies, religions et philosophies ne sont rien d’autre que des accords avec nous-mêmes et les autres. La vérité est objective, et nous appelons cela la « science ». Notre interprétation de la vérité est subjective et nous appelons cela « l’art ». La vérité authentique est le processus de la vie et c’est absolument vrai, car c’est universel. Nos interprétations de la réalité sont nos créations et c’est relatif parce que cela existe que parce qu’il y a un accord. En prenant conscience de cela, nous pouvons commencer à comprendre l’esprit humain.

Nous sommes tous programmés pour percevoir la réalité telle qu’elle est et nous n’avons pas besoin d’un langage pour cela. Cependant, pour exprimer la vérité, nous avons besoin d’un langage et cette expression est notre art. Et ce n’est alors plus la vérité, car les mots sont des symboles et ceux-ci peuvent être uniquement représentés ou symboliser la vérité. Nous pouvons par exemple voir un arbre sans connaitre le mot « arbre ». Sans le symbole nous ne voyons qu’un objet. Notre interprétation de l’arbre dépend de notre réaction émotionnelle et ces réactions vont dépendre de la façon dont on se représente le symbole « arbre » dans notre tête.

Nous sommes ainsi tous des artistes. Chaque mot, chaque symbole est une petite pièce de notre art. Notre plus belle création est l’utilisation d’une langue pour créer une réalité virtuelle dans notre mental. Cette création peut-être une claire représentation de la réalité ou bien être très différente. Dans les 2 cas, c’est de l’art.

La conscience ouvre la porte à des millions de possibilités et quand nous savons que nous sommes l’artiste de notre vie, nous pouvons faire des choix parmi toutes ses possibilités. Les Toltèques avaient compris que nous créons tous une réalité virtuelle que nous en ayons ou non conscience. Lorsque nous en avons conscience, nous allons apprécier notre création !

Notre réalité virtuelle est toujours en transformation. En pratiquant l’art de la transformation, nous utilisons ce pouvoir pour notre bonheur au lieu de l’utiliser contre nous-mêmes. Les Toltèques savaient comment maîtriser leur réalité virtuelle. La maîtrise demande un contrôle absolu de l’attention, de la façon dont nous interprétons et réagissons à l’information perçue de l’intérieur de nous ou de l’extérieur. Si nous comprenons ce que le mental humain est, nous pouvons commencer à séparer la réalité du virtuel, qui est la vérité à partir des symboles (c’est un art).

La maitrise de soi se fait par la conscience et cela commence par la pleine conscience. Tout d’abord en ayant conscience de ce qui est réel puis de ce qui est virtuel. Avec cette conscience, nous savons que nous pouvons changer ce qui est virtuel en changeant nos croyances. Nous savons également que nous ne pouvons pas changer ce qui est réel, quelles que soient nos croyances.

Chapitre 3 : votre histoire

Le premier accord : soyez impeccable avec vos mots.

Les humains, quelle que soit la culture font beaucoup d’efforts pour comprendre le monde. En faisant ainsi, ils font en même temps beaucoup d’hypothèses. En tant qu’artistes, nous créons d’incroyables théories, philosophies, religions, etc.

Un nombre infini d’évènements se déroulent autour de nous et nous avons la capacité de les rassembler pour créer une histoire. Chacun d’entre-nous à une histoire à partager, un message à délivrer. Nous sommes programmés pour cela et ce message est le sommet de notre art. Nous créons ainsi une entière réalité virtuelle dans notre tête.

Qui est en train de parler dans notre tête ? Nous faisons l’hypothèse qu’il s’agit de nous. Mais si vous êtes celui qui parle alors qui écoute ? Et bien c’est vous, en tant qu’être humain qui existait bien avant que vous ayez une quelconque connaissance. Avant d’apprendre quoique ce soit, vous étiez totalement libre d’être parce que toutes les opinions et histoires des autres n’étaient pas encore dans votre tête. Vous pouvez voir de cette façon tous les jugements que nous avons sur nous-mêmes. Chaque jugement est un point de vue et seulement un point de vue. Tout ce que vous pensez de vous, que vous croyez de vous existe uniquement parce que vous l’avez appris un jour.

De cette façon, vous pouvez voir que le problème n’est pas réellement dans ce que nous apprenons, mais dans notre croyance, dans notre adhésion à cela. Si vous utilisez votre conscience, vous verrez tout ce que vous croyez et comment à partir de cela tout le reste de votre vie en découle.

Les mots sont des pinceaux et votre vie est la toile. Vous pouvez copier d’autres artistes. Vous pouvez également peindre ce que vous voulez. Quand vous réalisez cela, les mots et symboles ne sont que des outils pour créer votre propre réalité.

Cela nous amène au premier accord : soyez impeccable avec vos mots, avec ceux que vous utilisez.

Les mots sont votre pouvoir de création et ce pouvoir peut-être utilisé de différentes façons. Vous pouvez créer un petit paradis avec une belle histoire (la vôtre). Vous pouvez également utiliser cet outil pour détruire tout ce qui est autour de vous et ainsi créer votre propre enfer.

Les mots ont un pouvoir magique comme ils peuvent reproduire une image, une idée, un sentiment, etc. La réalité virtuelle que nous créons n’est qu’une réflexion partielle de la réalité telle qu’elle est ultimement. C’est notre interprétation que nous exprimons en utilisant les mots. Rien ne peut exister sans les mots parce que ce sont eux que nous utilisons pour créer tout ce que nous savons.

Si vous écoutez l’intention derrière les symboles, derrière les mots, vous allez comprendre, car ils peuvent changer selon les cultures alors que le sens reste le même. C’est pour cette raison que les mots sont si importants, c’est en raison du message final que l’on va délivrer.

Quand vous utilisez les mots pour créer une histoire contre vous, vous n’êtes pas « impeccable ». Si c’était le cas, vous n’utiliserez jamais de phrase : « je suis trop vieux », « je suis moche », etc. Votre mental est si puissant qu’il peut percevoir l’histoire que vous avez créée.

Votre bonheur dépend de vous et de la façon d’utiliser les mots. Si vous êtes en colère et que vous utilisez les mots pour envoyer un poison émotionnel. Vous utilisez ce pouvoir contre vous. Être « impeccable » avec les mots utilisés signifie véritablement de ne jamais utiliser leur pouvoir contre vous.

Rappelez-vous que vous êtes le créateur de votre propre vie. Imaginez l’histoire que vous allez créer pour vous-mêmes. En utilisant les symboles en direction de l’amour et de la vérité, vous allez créer une vie pleine de bonheur. Vos intentions et désirs pourront arriver facilement comme il n’y a plus de peur ni de résistance, il n’y a que de l’amour.

La suite de la chronique se trouve ici.

Apprenez à rester heureux quoi qu’il arrive !