Comment accepter les autres tels qu’ils sont ?

Je suis content d’organiser ce mois-ci le festival « à la croisée des blogs » comme cela va être l’occasion d’échanger et de découvrir les pépites des uns et des autres sur le thème « Comment faire pour accepter les autres tels qu’ils sont ? ».

Je suis content de mettre en avant ce thème comme il nous concerne tous à moins de vivre seul coupé des autres. Je me lance avec cet article pour apporter ma contribution à l’évènement.

A la croisée des blogs

Certaines de nos relations sont constructives, ouvertes, nourrissantes, etc. On se sent bien à l’intérieure, il y a un partage qui s’installe et tout le monde est gagnant. A l’opposé, certaines relations peuvent nous gâcher la vie et dans ce cas-là, c’est désagréable à vivre et tout le monde est perdant ! Cela donne de beaux épisodes de vies plutôt épicés et de quelques accrochages ! Bien sûr, cela n’est pas figé et évolue avec le temps en fonction de ce que chacun va venir y apporter au fur et à mesure.

Comment cultiver des relations « positives » et éradiquer les relations « toxiques » ?

Dans cet article, le thème que j’aimerais aborder est que notre premier réflexe est de pointer du doigt les autres sans voir notre part dans la situation lorsque la relation se détériore. La frontière entre ce que je nomme « positif » et « toxique » n’est d’ailleurs qu’une vue de l’esprit subjective. On trouvera toujours du positif si c’est ce que l’on recherche tout comme on trouvera toujours quelque chose qui ne va pas si c’est ce que l’on recherche chez l’autre. Tout est déjà décidé en amont dans notre tête.

Tout se passe dans notre interprétation de la réalité et des évènements. Une même situation ne sera jamais vue de  façon identique par deux personnes différentes. Une personne possessive et jalouse verra le danger un peu partout et cela ressortira d’une façon ou d’une autre. Une autre personne qui aurait plus confiance ne verrait rien de particulier.

Accepter les autres telles qu’ils sont est un exercice intérieur pour transformer nos perceptions d’une même situation. Nos cinq sens nous envoient des informations qui vont être transformés par notre mental et nous faire ressentir par la suite des émotions et engendreront des réactions. Les mêmes causent produisant les mêmes effets, une situation interprété de la même nature provoquera les mêmes résultats et le même besoin de contrôler l’autre.

Notre ego dans tout cela joue un rôle important. Dès qu’il y a l’idée du miens « mon ami, mon conjoint, mon collègue, etc. », et qu’il y a un enjeu, cela exacerbe notre besoin de modeler l’autre à notre image. Il devient difficile de l’accepter telle qu’il est authentiquement, inconditionnellement. La personne devient une fonction avec un rôle bien précis dépendant de nos constructions mentales et de nos attentes. Si vous avez eu l’occasion de vivre dans une culture différente, vous verrez qu’il y en a vraiment pour tous les goûts et que l’imagination humaine est très créative ! En coupant ce cordon invisible qui n’existe que dans notre tête, on se facilite la vie et on s’évite bien des moments de tension à la fois pour soi et pour les autres. La tension étant le fruit de la friction entre notre attente et la réalité. Sans cet écart, il n’y a plus de problème et tout roule dans le meilleur des mondes !

Certaines personnes vont arriver avec leurs histoires, démontrant combien tout est de la faute de l’autre. Et c’est justement cette attitude le problème comme cela est sans fin et que de toute façon, personne n’est parfait et irréprochable.

La première étape pour prendre chacun tel qu’il est de réaliser que notre perception est subjective et que ce qui est perçu comme un défaut, ce qui agace n’est rien d’autre que le reflet de notre mental, de ce qui est en nous-mêmes.

Cette attitude est extrêmement libératrice comme il n’y a plus besoin de vouloir contrôler, dominer autrui et tout roule. Que chacun vive comme il l’entend et laisse les autres en faire autant puis c’est la fin des problèmes ! Regardez comment c’est agréable de passer du temps avec quelqu’un qui ne cherche rien de particulier, juste à échanger, avec l’intention de passer un bon moment. A l’inverse dès qu’il y a un enjeu, l’intention de dominer, d’obtenir quelque chose, un petit rapport de force s’installe et c’est fini ! L’autre devient un objet de convoitise et les choses ne fonctionnent plus aussi bien !

J’espère que cet article vous aura été utile. Vous pouvez laisser un commentaire et même participer au festival avec votre propre contribution si vous souhaitez ajouter quelque chose. Ce thème est très important dans notre qualité de vie au quotidien donc n’hésitez pas à intervenir dans l’intérêt de tous !

26 thoughts on “Comment accepter les autres tels qu’ils sont ?

  1. Merci Jonathan pour ta réflexion très porteuse, j’essaie cela depuis bien des années.Au début je fonctionnai en me remettant tjrs en question lors d’un conflit, presque culpabilisée de n’avoir pas su (notre culture chrétienne toujours aux aguets). Ca m’a tout de même permis d’éviter plusieurs ruptures qui même après une dizaine d’année me sont revenues comme des cadeaux. Mais il y a une année, j’ai vécu un conflit assez rude avec mon frère et je pense que c’est plus difficile lorsque ça se déroule avec sa propre famille. J’ai essayé à maintes reprises de reprendre contact, mais en vain, je sais que je dois respecter son choix de prendre du recul. Ma tête sait, mais mon coeur est encore fragile. Si quelqu’un peut me donner peut être une autre voie. Merci beaucoup et joyeux printemps à tous.

    1. Bonjour Cris,

      C’est sans doute plus dur avec sa famille dans le sens où le lien est ressenti comme plus fort. Pourtant il me semble que la recette reste la même, de la patience et accepter la réalité telle qu’elle est !
      Cela m’est facile comme je vois les choses avec détachement quand cela ne me concerne pas directement, ce qui est autre chose quand c’est mon cas !

      A+

  2. Bonjour Jonathan,

    Et merci pour cet article, qui nous rappelle que l’acceptation de l’autre est une étape sur le chemin de l’acceptation…de soi !
    Et quand on pointe du doigt l’autre en le désignant comme seul responsable de la situation, il nous faut prendre conscience qu’un seul doigt indique sa direction, mais que les quatre autres nous désignent, nous ! Nous avons toujours une part de responsabilité dans nos relations avec les autres.
    Merci.

    1. Bonsoir à tous.
      Je suis entièrement convaincue de tout cela, néanmoins en pratique…en famille essentiellement, j’ai beaucoup de mal à maîtriser. Tout le monde connait l’expression « on choisi ses amis,mais pas sa famille ».Si je peux, j’évite les repas,mais, malgré une bulle de protection,je pars souvent « les tripes nouées ».
      Au plaisir de lire vos réponses,vite,très vite…j’y vais demain ! ! ! !
      Merci

    2. Bonsoir Patrick.
      Je me suis entraînée « au doigt accusateur » car ton commentaire m’a plu. Je dirai que l’index pointe sur la personne que l’on accuse,trois doigts nous rappelle notre part de culpabilité, et par observation, le pouce à du mal à se placer…comme si il cherchait une autre cause: Nos croyances, le passé,des blessures pas encore tout à fait guéries, la méconnaissance…ou simplement notre ego ?

      1. Salut Patricia,

        Sympa le petit exercice avec les doigts ;) Tout ce que tu as cité est relié à l’ego, à ces liens sans fondement, mais qu’on fait exister sans nous en rendre compte.
        Je me suis demandé ce qui faisait la différence entre nous et les personnes dites « réalisés ».
        Il n’y a plus les liens éphémères entre eux et les autres, les objets, les titres, etc. Il n’y a rien à chercher, rien n’est à éviter non plus. C’est plutôt simple à comprendre et en même temps cela demande de la pratique pour l’entrevoir et justement le réaliser pour vraiment l’intégrer.
        Le noeud à l’estomac avant de voir sa famille est une illusion dans le sens que tout vient de ta tête. Aucun danger concret n’est là devant toi. Pas de lion pour te dévorer, ni d’éléphant pour te piétiner et pourtant…. Qu’est-ce qu’on se complique la vie. Rassures-toi, on est tous dans le même cas.

        En réalisant profondément que tout cela n’est qu’illusion, on peut imaginer la paix qui en ressort. Les ressenties sont là, mais ce n’est pas bien grave, cela ne durera pas, ça passera et tout ira bien !!!

        Ton commentaire me donne l’occasion de me démarquer des autres disciplines telles que la PNL, Analyse transactionnelle et bien d’autres…
        Ici, on ne joue pas avec les illusions, l’éphémère. Non pas pour suivre une règle, une idéologie, mais simplement par bon sens en réalisant qu’il n’y a rien à aller chercher, ni à redouter non plus. Les choses sont comme elles sont et tout roule dans le meilleur des mondes !
        Au lieu de jouer avec les illusions, et de vouloir être attiré comme un papillon avec la lumière d’une lampe ou de vouloir échapper à tout prix à une situation. On se détend et on laisse passer. Tout est illusion donc il n’y a pas de problème à régler.

        Ceci n’est que ma vision qui s’affine au cours du temps. Pour tous ceux qui souhaitent s’accrocher aux illusions. Pas de problèmes, allez-y et vous verrez bien ce que vous aurez trouvé dans cette voie.

        A+

  3. après lecture je m’aperçois que vous avez totalement raison.Lorsque j’étais mariée je voulais un mari fidèle , aimant et lorsque j’ai divorcé tout était de la faute de mon ex mari. Maintenant j’aime être bien dans le moment présent, je souhaite être accompagnée par quelqu’un que j’aime mais je ne suis plus dans l’attente de quelque chose ,je me consacre au temps présent, je laisse faire les choses ….

    1. La vie doit être bien plus agréable ainsi ! Les attentes nous pourrissent la vie, car les choses ne sont jamais parfaitement conformes à nos attentes.

      Bravo pour le chemin de vie !

  4. Bonjour Jonathan,

    Merci de partager cet article avec nous.

    Je trouve que le thème est très intéressant, on risque de récolter quelques pépites sur le sujet, en dehors de la tienne ;)

    Belle journée !

    Amicalement,
    Sridar

    PS : Cela me donne bien envie d’y participer aussi :)

  5. article qui ouvre sur un univers de questions et de réponses, comme d’hab!!

    Donc tu as 1000 fois raisons Jonathan, le plus difficile dans cette démarche étant la constance.
    On a pas toujours la patience ni le moral pour affronter les schémas répétitifs de son entourage.

    La collègue qui ressasse toute la journée ses 2 ou 3 obsessions, toute l’année durant, on la supporte la plupart du temps mais de temps en temps…
    comment dire, on a envie de lui faire un garot au cou pour arrêter l’irrigation cérébrale!! :)

    Bref, c’est quand une tempête sévit dans nos tête que les autres sont plus durs à accepter tel qu’ils sont.

    Merci encore pour cet article, une bouffée d’air dans un monde qui cherche des pansements sans jamais s’interroger sur le mécanisme qui créé la blessure.

    1. Bonjour Bertrand,

      J’imagine que ces conditions ne facilitent pas la vie, tout comme méditer dans un lieu bruyant ne facilite pas l’entrainement pour rester concentrer sur sa respiration.
      Peut-être que tu pourrais en parler avec la collègue en question qui ne se rend peut-être pas compte de ce qu’elle fait.
      Enfin, c’est juste une idée comme ça, je ne connais pas la situation.

      En tout cas, bonne journée à toi. A+

      1. re bonjour Jonathan,
        Très judicieux conseil, le souci est qu’avec les collègues, nous sommes suffisament proches pour vivre les humeurs, mais pas suffisament pour évoquer des questions intimes comme l’énumération des névroses et leur impact sur le quotidien

        Avec le temps, je réalise qu’il faut attendre le bon moment, voir à quel instant la personne est réceptive, et bien choisir ses mots, et la façon dont on les prononce, tout en prenant le risque de se prendre un « et toi, tu t’es vu? » ou encore « c’est pas tes oignons t’es un collègue, pas un thérapeute », bref, une cohorte d’échapatoires que nous utilisons tous de temps à autre.

        Mais on en revient à ton article: puisque je ne peux pas la changer, c’est à moi de changer le regard que je porte sur son comportement.

        Merci de prendre le temps de répondre, et merci encore pour ce blog

        1. Bonjour Bertrand,

          C’est difficile de donner une réponse claire sur ce qui fonctionne ou non comme chaque situation est différente.
          Parfois en effet on va trop vite sans attendre le bon moment. Par contre, d’autres fois c’est l’inverse. À force de trop attendre, il n’y a rien qui arrive du tout.
          Je dirais que tu as raison, quand on ne peut rien changer d’autres et que seul notre regard peut-être transformé. Sans pour autant tomber dans l’extrême de vouloir tout accepter.
          Comme le disait un Maître, pour faire du bruit, il faut deux mains, s’il n’y en a qu’une seule, le bruit n’est pas possible.
          J’ai conscience que mon commentaire n’est pas clair, c’est seulement si j’étais dans votre peau que je pourrais apprécier la situation. C’est difficile quand il manque presque tous les éléments.

          Bon journée Bertrand en vous souhaitant que la cohabitation s’améliore et pas de souci avec les copywrite. Merci en tout cas de vous être soucié. Au plaisir.

  6. je double post mais pour la bonne cause:

    question naive: avez vous lu « les accords toltèques »

    j’espère ne pas créer de problème avec le copyright en citant cet ouvrage, mais sa simplicité le rend accessible, et il met en évidence le fait que nous regardons tous et toutes le monde en y projetant nos névroses, par conséquent, il ne faut pas « prendre au sérieux » les propos et jugements des uns et des autres.

  7. triple post!
    je n’avais pas vu que « les accords toltèques » étaient déjà cités par Patrick Combes,

    autant pour moi

  8. Bonjour Jonathan,

    Merci de partager cette réflexion. Cela semble à priori si facile mais ce n’est pas le cas! Prendre conscience nos pensées, c’est un «work in progress»!

    1. Oui voila c’est du boulot (principalement au début pour se familiariser avec ces notions et les intégrer dans son quotidien). Mais cela en vaut la peine quand on récolte quelques fruits !

  9. Ping : Pourquoi je reçois des mails de gens qui se plaignent que Ho'oponopono ne fonctionne pas ? | Forme Sante Ideale
  10. Hello Jonathan,

    Merci pour ce bel article.
     » Une même situation ne sera jamais vue de la même façon par deux personnes identiques. » => personnes différentes plutôt non ? :)

    Ha les fameux défauts que l’on voit chez l’autre et qui sont en réalité nôtres… J’ai parfois du mal à y croire bien que beaucoup le disent. J’ai l’impression de voir des défauts chez les autres qui embêtent tous le monde parfois alors que je n’ai absolument pas l’impression d’être dans ce cas. Mais qui sait… ;)

    Dorian

  11. Merci Jonathan pour l’accueil que tu as fait à mon article!
    Je me réjouis de lire les différents articles sur le sujet et j’espère vivement que tu vas proposer d’en faire un e-book que l’on puisse diffuser à large échelle!

    Plein de succès à ton blog

    Bastien

    1. Salut Bastien,

      Tu as raison, le festival a permis de balayer un large spectre de point de vues, je n’avais pas penser faire un ebook au départ mais pourquoi pas au final. Je vais voir si cela intéresse d’autres personnes !

      De même, je te souhaite plein de succès avec ton blog ! A+

      1. Merci,

        Si tu as besoin d’un coup de main pour la réalisation de l’ebook, fais moi signe c’est mon métier;-) Joyeuse journée à toi!

        1. Merci c’est sympa de ta part de te proposer. Je retiens si jamais l’ebook se fait. Au plaisir !

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