Chronique du livre de Bruno Lallement : Comment utiliser pleinement votre potentiel. (Partie 2/3)

Le début de la chronique se trouve ici.

Chapitre : Comment acquérir une plus grande stabilité ?

Tout d’abord, cesser de croire que notre bien-être tout comme notre mal-être provient de circonstances extérieures. Les évènements extérieurs ne sont que le déclencheur de nos propres réactions, de ce qui est déjà présent en nous. Face à des circonstances identiques, chaque personne réagira de façon différente, la réaction provient donc bien de nous-mêmes et non des circonstances extérieures.

L’honnêteté envers soi-même commence par là : admettre que le lieu de la difficulté se trouve d’abord en vous et pas ailleurs. Tant que cela n’est pas accepté, il sera difficile d’opérer un changement durable.

La plupart des gens ont tellement peur d’être confrontés à eux-mêmes qu’ils préfèrent bien souvent ne rien entreprendre de constructif et d’heureux. La peur les paralyse dans une existence sans couleur et sans relief.

L’expérience, ce n’est pas ce qui vous arrive, mais ce que vous faites de ce qui vous arrive. Ce n’est pas ce que vous vivez qui importe, mais votre capacité à en bénéficier.

Un des plus grands secrets de la maîtrise de soi se trouve dans cette seule faculté : L’ATTENTION. C’est le moyen par lequel vous pouvez mettre fin à une association douloureuse entre vos pensées (et les émotions liées) et vous. C’est le seul véritable moyen pour désamorcer le pouvoir de nos conditionnements.

L’imaginaire est un moyen extraordinaire de réalisation, mais uniquement quand il est à votre service et non le contraire. Si vos pensées vous emportent loin de votre présent, vous ne vivez plus, vous rêvez. Ce n’est pas la même chose et, tôt ou tard, vous sortirez de votre rêve et, parfois, le réveil est douloureux.

LA VIE SE VIT MAINTENANT !

L’objectif est d’être « ici et maintenant » parce que c’est la seule réalité que vous puissiez vivre, il n’y en a pas d’autres. Lorsque vous avez un échange verbal ou physique, vous l’appréciez pleinement parce que vous êtes LA et non dans le passé ou l’avenir.

Tout ce que vous expérimentez est « ici » et « maintenant ». Réalisez qu’au moment même où vous lisez ces lignes, vous ne pouvez pas être ailleurs que là où vous êtes maintenant. Même si vous vous mettez à rêvasser, cela ne change rien au fait que de toute façon, le seul endroit où vous pouvez réellement être c’est ICI, et le seul moment que vous pouvez vivre c’est MAINTENANT.

Comment pratiquer l’attention ?

Il n’est pas nécessaire d’étudier les livres de psychologie et parfois les sottises de certains auteurs en mal de séduction intellectuelle. Écoutez seulement votre corps, prêtez-lui attention.

Commencez par donner un support à votre attention, vous en avez plein à votre disposition comme votre respiration par exemple.

En entraînant votre attention, en ne nourrissant pas vos pensées, vous leur ôtez le pouvoir de se maintenir dans la conscience. Ainsi votre esprit peut s’éclaircir. Vous accédez à une vue plus claire de la réalité en soi, sans jugement ni appréciation dualiste.

Cette stabilité de la conscience lui permet de ne plus s’identifier aux pensées. Avec ce recul, vous pourrez vous rendre compte à quoi vous êtes identifié habituellement, vous serez sans doute moins étonné de ce qui vous arrive !

Exercice pratique pour développer votre attention :

– Mettez-vous au calme. N’essayez pas de réaliser des prouesses.

– Faites quelques respirations profondes.

Au début n’essayez pas de vous libérer d’états indésirables trop importants. Cela doit rester un « moment » de détente et de bien-être.

– Prenez un objet simple, mettez-le à hauteur d’yeux et « regardez-le ». Balayez du regard cet objet puis fermez les yeux.

– Essayez maintenant de le revoir grâce à la mémoire que vous en avez. Ouvrez à nouveau les yeux et regardez les détails qui vous avaient échappéset fermez les yeux à nouveau.

– Faites cela 5 à 10 minutes maximum, sans forcer.

Ne cherchez pas la performance, restez détendu et à l’aise. Faites cela en jouant, surtout si vous êtes perfectionniste.

Vous pouvez tendre vers la précision de l’image mentale que vous en avez, mais sans en faire une obsession. Le but est surtout d’entraîner l’esprit à gagner en stabilité.

Attention, il ne s’agit pas de faire le vide, mais de ne pas nourrir ses pensées. Il s’agit d’entrainer l’attention à demeurer présente.

Note : L’ouvrage comprend de nombreux autres exercices pratiques que je n’ai pas développés ici. Ils sont expliqués au fur et à mesure de façon à avancer graduellement dans votre pratique méditative. Ces exercices correspondent à la méthode Ressource et Actualisation de Bruno Lallement. Pour aller plus en profondeur, je ne peux que vous la recommander comme je la pratique moi-même au quotidien.

Chapitre : Comment pacifier le mental ?

Tout est dans l’attitude :

Pacifier le mental est simple. Pour y arriver, vous devez trouver le bon positionnement. Tant que ce n’est pas le cas, vous n’avez pas trouvé la bonne manière d’être, rien ne se produit et les échecs sont autant d’indications pour trouver « la bonne attitude ».

Quand vous l’aurez trouvée, vous vous sentirez en paix avec vous-même. Il n’y aura plus de lutte entre ce qui se passe en vous et vous-même. C’est aussi simple que cela.

La pacification est tout sauf du contrôle volontaire. La volonté n’a rien à faire avec une telle activité. Si voulez apaiser vos pensées, mettez au contraire plus d’espace (je ne comprends pas ce que tu veux dire par espace), et elles s’apaiseront d’elles-mêmes.

Les pratiques les plus simples sont presque toujours les plus efficaces. VERIFIEZ-LE PAR VOUS-MEME au lieu de créer un nouveau concept qui vous empêche une fois de plus de vivre la réalité telle qu’elle est.

 » La simplicité est la chose la plus difficile à réaliser. » Taisen Deshimaru (Maître Japonais qui apporta en Europe le zazen)

SI VOUS NE NOURRISSEZ PAS VOS PENSEES, ELLES NE RESTENT PAS DANS LE CHAMP DE VOTRE CONSCIENCE.

Vous verrez ainsi combien nos habitudes ont la peau dure. Il vous sera difficile de résister à l’envie d’intervenir sur vos pensées pour les contrôler. Le mental interviendra constamment. Si vous le suivez, c’est lui qui aura gagné et rien ne changera pour vous.

Le piège à éviter :

– Se croire avancé : le piège de l’orgueil est insidieux parce qu’il masque tous les autres obstacles en nous. Il est essentiel de cultiver « l’esprit du débutant ». De cette manière, même dans les situations les plus basiques en apparence, vous apprenez toujours et vous n’aurez jamais la prétention que « vous savez déjà ».

Le meilleur repère de vos progrès reste la vie que vous menez : comment êtes-vous face aux circonstances ? Quelle est votre vie ?

Les personnes qui ont une haute opinion d’elles parce qu’elles se croient avancées ont souvent le sentiment de régresser en s’adonnant à des techniques de base. Si elles avaient progressé, elles auraient aboli en elles toute notion de « supérieur » et d’ « inférieur ».

Chapitre : Comment fonctionne le mental ?

Notre évolution est un processus d’élargissement de la conscience et un processus de renoncement (il s’agit de renoncer aux pensées indésirables). En évoluant, notre conscience prend en compte de nouveaux paramètres qui jusque-là nous échappaient. C’est la fameuse « prise de conscience ».

Vous pouvez réaliser soudainement le caractère inapproprié de votre manière d’agir ou de penser, que se passe-t-il alors ? Vous renoncez à cette manière de faire pour en adopter une nouvelle.

Le mental se déstructure et se restructure sans arrêt au gré des expériences que nous faisons et des prises de conscience qu’elles nous apportent. La démarche méditative accélère ce processus d’élargissement de la conscience et facilite cette évolution en apportant sagesse, discernement, rigueur, etc. Vous ne pouvez y échapper, la vie est un processus en perpétuel changement, en évolution permanente à la recherche de l’harmonie fondamentale liée à sa nature.

Pour résumer, si vous voulez gagner en stabilité et en maîtrise de soi, entrainez votre conscience à demeurer dans l’instant. Pour cela, apprenez à développer votre attention par des exercices de respiration par exemple. Apprenez à ne plus vous laisser distraire par vos propres pensées et ne leur accordez plus le pouvoir qu’elles n’ont pas.

Chapitre : L’attitude mentale qui peut transformer n’importe quelle technique en puissante démarche de réalisation de soi.

Le secret d’un succès sain, c’est de le souhaiter aux autres. Vous ne pouvez accorder aux autres ce que vous ne vous accordez pas à vous-même et réciproquement.

Tant qu’au fond de vous, sivous portez la moindre appréciation négative à l’égard de ce que vous voulez accomplir, il n’y a aucune chance que cela se transforme en un succès sain et heureux.

Chhimed Rigdzin Rinpoché « L’être humain est semblable à une voiture à deux moteurs. L’un pousse en avant, ce sont nos aspirations positives, et l’autre tire en arrière, ce sont nos peurs, nos préjugés et vues fausses, nos doutes et culpabilités ».

La seule manière d’avancer est non seulement de donner plus de puissance à nos aspirations, mais également de nous libérer de nos freins. Une des plus puissantes démarches pour y parvenir est de reconnaître ses propres désirs comme étant légitimes non seulement pour soi, mais également pour les autres.

Chapitre : Comment rendre sa pratique puissante et efficace ?

Personne n’est épargné par la difficulté, mais ce qui compte avant tout, c’est notre attitude face à ces circonstances et non les circonstances elles-mêmes. J’ai constaté bien souvent que finalement les personnes les plus sereines dans la vie sont en général celles qui ont dû affronter de dures épreuves et qui les ont acceptées comme faisant partie de leur chemin de vie.

Mais le besoin de sécurité de la plupart des gens est tel qu’ils passent le plus clair de leur temps à se protéger de tout. Seulement plus on se protège et plus on s’enferme. Et plus on s’enferme, plus on s’isole et on s’affaiblit.

Profitez des périodes de « beau temps » pour vous fortifiez. Vous serez mieux préparé lorsqu’une période de tempête s’abattra dans votre vie. Ne commencez pas la pratique quand tout va mal car c’est le plus mauvais moment pour exercer son esprit à la stabilité.

N’ATTENDEZ PAS QUE CA AILLE MAL POUR PRATIQUER.

Les qualités dont vous aurez besoin pour évoluer :

1. La discipline : c’est un aspect que les gens aiment peu. Ce n’est pas la discipline comme on la pratique dans l’armée. La discipline, c’est simplifier sa vie pour trouver l’espace nécessaire à la pratique. Elle libère de la tergiversation. Vous ne vous demandez plus si vous devez faire ou non une chose, vous la faites.

Pour vous discipliner, trouvez des raisons de pratiquer plutôt que des excuses pour ne pas le faire et voyez comment toutes ces excuses vous éloignent de vos objectifs et de votre bonheur.

2. La générosité et l’enthousiasme : cela veut dire être généreux dans ses actes, dans sa manière d’être. Une pratique réalisée avec ouverture et attention aura bien plus d’impact que 10 séances réalisées sans aucun enthousiasme.

3. La persévérance : c’est la capacité de maintenir de façon constante une activité. C’est grâce à la persévérance que vous pouvez atteindre vos buts parce qu’elle donne l’endurance et la ténacité dont vous avez besoin pour affronter les inévitables obstacles qui peuvent se présenter sur votre chemin.

4. Le sens de l’engagement : il ne s’agit pas de s’engager vis-à-vis de quelqu’un, mais vis-à-vis de soi-même. Sans un engagement sincère à mettre tout en œuvre pour réaliser vos objectifs, il y a vraiment peu de chances que vous les atteignez.

« Si vous êtes tiède dans votre pratique, les résultats seront tièdes. »

5. La passion : Il s’agit ici de se passionner pour quelque chose, d’y trouver un intérêt profond, authentique et sain. Si vous voulez que votre vie devienne passionnante, passionnez-vous pour elle.

Vous possédez un immense potentiel. Pourquoi ne pas partir à sa découverte pour rendre votre vie plus exaltante et heureuse ?

6. La rigueur et le discernement : La rigueur vous invite à la recherche de la cohérence et de la logique. Ne vous limitez pas à des croyances, mais efforcez vous de vérifier. La rigueur donne la capacité de faire preuve de rationalité tout en apportant le courage de se remettre en question si nécessaire.

Au lieu de rechercher un responsable à vos maux, la rigueur vous enjoindra à comprendre ce qui les génère et comment vous en libérer habilement.

Chapitre : Comment acquérir la maîtrise du mental ?

Nous sommes tous à des degrés divers le jeu de nos émotions. Nul n’échappe à ces sautes d’humeur qui peuvent parfois nouspousser à commettre des erreurs dommageables aussi bien pour soi-même que pour les autres.

La première chose à faire pour ne plus être le jeu de vos émotions négatives est de changer votre regard sur elles. Cessez de les considérer comme négatives justement et voyez plutôt en elles des « perturbations mentales », des turbulences ou mieux encore des « évènements mentaux ».

Lorsque vous êtes suffisamment calme et en paix, pensez alors à un moment plus ou moins récent où vous vous êtes laissé emporter. Essayez de voir cet évènement avec la même attitude que si vous regardiez un enfant qui est en train de s’énerver parce qu’il n’arrive pas à assembler son jeu de « Lego » par exemple.

Adoptez ce regard, ce sourire intérieur pour vous-même. C’est à dire un recul empreint d’un humour tendre et affectueux où vous réalisez combien vous vous êtes laissé emporter.

CE N’EST PAS VOTRE PASSÉ QUI DETERMINE VOTRE PRESENT ET VOTRE AVENIR, MAIS LE REGARD QUE VOUS POSEZ DESSUS.

En pratiquant cet exercice, vous prendrez l’habitude de vous voir avec recul et détachement. En laissant votre esprit se remplir de joie et de bonne humeur, vous gagnerez en sérénité.

Libérez-vous de la culpabilité :

Qu’elle soit reconnue ou non, elle est à l’origine de bien des perturbations mentales. Elle est un obstacle important à une vie heureuse et épanouissante.

Éprouver du regret parce que vous constatez après coup que votre démarche n’a pas été des plus appropriées est une attitude des plus saines, mais être accablé de remords est autre chose.

La culpabilité est un mal insidieux qui empêche la personne de bénéficier de ses expériences pour se perfectionner. Elle ne lui donne aucune chance pour s’améliorer puisqu’elle l’enferme dans une image de « bon » ou de « mauvais ». C’est une attitude mentale stérile parce qu’elle condamne celui qui en souffre à la pire des peines qui soit : l’incapacité à bénéficier de ses expériences et de jouir pleinement de sa vie.

Se libérer de la culpabilité, c’est se libérer de cette autorité restrictive et pesante du bien et du mal, c’est choisir sa vie en pleine conscience, c’est agir en pleine connaissance de cause.

TOUT ACTE, TOUTE PAROLE, TOUTE PENSEE A DES CONSEQUENCES OU DES REPERCUSSIONS SUR VOTRE VIE ET CELLE DES AUTRES, VOUS N’Y POUVEZ RIEN. MAIS, VOUS POUVEZ EN BENEFICIER SI VOUS LES CONSIDEREZ COMME DES EXPERIENCES DE VIE.

Nos erreurs ne sont finalement que le brouillon d’une histoire qui se dessine et qui tend, à chacune d’elle, un peu plus vers sa perfection.

La suite de la chronique se trouve ici.

Apprenez à rester heureux quoi qu’il arrive !