Comment faire face aux douleurs physiques en méditant ?

La première chose pour faire face aux douleurs physiques en méditant est d’apprendre à distinguer la souffrance primaire et la souffrance secondaire.

La souffrance primaire concerne les sensations physiques désagréables que vous pouvez rencontrer à la suite d’une blessure, d’un surplus de fatigue, etc.

Vous n’êtes pas être en mesure de faire quoi que ce soit à propos de ces douleurs. La tâche est d’accepter et de faire la paix avec elle du mieux que vous le puissiez.

La souffrance secondaire concerne la réaction humaine que nous avons tous face à une souffrance primaire: cela peut se traduire par des sentiments comme la colère, la peur, la dépression, l’anxiété et le désespoir.

Avec notre attention, nous pouvons apprendre à modifier et à réduire les effets de la souffrance secondaire qui est avant tout mental. Cela peut grandement améliorer notre qualité de vie et nos méditations, même si la souffrance primaire physique et non mentale reste inchangée.

Voici quelques conseils pour vous aider à composer avec les douleurs physiques en méditant lorsqu’elles arrivent :

Tous les conseils qui suivent visent à vous aider à accepter votre souffrance primaire et réduire votre souffrance secondaire.

  • Voyez si vous pouvez rester dans le présent, autant que vous le pouvez. Chaque fois que vous remarquez que votre esprit s’est échappé au loin dans le futur ou le passé, ramenez-le doucement. Cela ne signifie pas que vous ne pouvez pas penser au passé ou au futur, mais essayez de ne pas être trop pris dans ces pensées bien plus que nécessaires.
  • Très important, enquêtez sur le processus que vous appelez «douleur». Vous remarquerez qu’il est en fait constitué d’une masse de sensations. Apprenez à connaître, à sentir l’expérience plutôt que de trop mentaliser avec des tonnes de pensées à ce sujet. Remarquez comment cela se transforme en permanence en changeant d’une sensation à l’autre, il n’y a rien de solide.
  • Déplacer votre attention vers la douleur. Voyez si vous pouvez l’adoucir en détendant cette partie de votre corps. Cela est contre-intuitif, mais si vous essayez d’ignorer ou de repousser la douleur, ce sera comme mettre de l’huile sur le feu et elle va simplement se renforcer.
  • La gentillesse et la douceur sont 2 qualités primordiales. Traitez la douleur comme vous traiteriez un ami qui est blessé. Voyez si vous pouvez trouver une attitude tendre venant du cœur.
  • Une fois que vous avez doucement reconnu la douleur, vous pouvez élargir votre champ de conscience pour trouver également quelque plaisir dans ce moment présent. Notez les expériences telles que le soleil sur la peau, être avec un être cher, remarquez tout ce dont vous bénéficiez, etc. Il y aura toujours quelque chose d’agréable dans votre expérience si c’est cela que vous recherchez. Faites en sorte que la douleur soit juste un élément parmi plusieurs choses que vous êtes en train d’expérimenter dans l’instant.
  • Avec cette honnête, tendre attitude à l’égard de toutes les expériences physiques, émotionnelles et mentales que vous vivez dans le moment présent, vous pouvez alors choisir comment vous répondez aux choses. Cela est le point de votre liberté, c’est-à-dire la façon dont nous répondons dans ce moment. Vous pouvez toujours insérer un moment de joie, peu importe combien vous êtes allé dans la détresse et l’angoisse.

Chaque instant peut être une occasion d’apprendre si nous revenons sur les sensations réelles du corps dans le moment présent plutôt que de se perdre dans nos pensées et dans nos réactions habituelles. Voyez si vous pouvez laisser la douleur et le plaisir être sans à la fois vous contracter contre la douleur, ni vous accrocher au plaisir. Autorisez toutes les sensations à venir être et passer d’instant en instant.

«La douleur que tu ressens aujourd’hui est la force que tu auras demain» auteur inconnu

Apprenez à rester heureux quoi qu’il arrive !