La pleine conscience pour sortir de la dépression.

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Merci à Dominique Chayer du site « http://www.choisirlebonheur.com » avec qui j’ai déjà eu la chance de discuter d’organiser le festival interblogueurs du site “developpementpersonnel.org” de ce mois et de nous faire partager un sujet important qui touche encore beaucoup trop de monde, à savoir celui de la dépression. L’article de lancement dans lequel Dominique nous explique tout se trouve sur ce lien.

La souffrance est très mal perçue, on veut absolument s’en débarrasser sans voir le message qui est derrière cet état d’être. C’est comme un aiguillon, une invitation à sortir la tête hors de l’eau et une indication qu’on fait fausse route en persévérant dans cette voie, dans cette façon de fonctionner qui conduit à la dépression. En cherchant à se débarrasser uniquement de la souffrance sans s’occuper de ce qui en est l’origine, cela ne fonctionnera pas. C’est comme retirer l’ampoule du voyant indiquant un manque d’huile sur une voiture pour ne plus voir le problème au lieu de s’en occuper en remettant de l’huile.

Buddha Zen

Quelle est l’origine du problème de la dépression ?

On peut tourner le problème dans tous les sens, la cause de la souffrance est dans notre identification à une certaine image de soi, des autres, en adhérant à toutes sortes de croyances et surtout en n’arrivant pas à s’en détacher. Voici le témoignage très intéressant de Quentin, un lecteur du blog. Il décrit très bien le message que je souhaite partager avec vous avec ses propres mots.

« Je suis en train de sortir d’une grosse dépression qui a duré plus de deux ans grâce à la pleine conscience.

Je pense qu’on est dans une société où l’égo est roi, ce qui conduit beaucoup d’individus dans la souffrance. Trouver sa place, être un projet, pour celui qui change ses voiles comme une feuille au vent, pour les natures changeantes et curieuses comme moi, ça a été une souffrance terrible. Je pensais que j’étais égoïste, et que je finirais seul ou par me suicider. Je me suis rendu compte à présent que tout ça n’est que de l’attachement, et que même un égoïste peut devenir altruiste, ce que je ne pensais pas. La pleine conscience est un cadeau inestimable qui peut donner la chance aux plus démunis, ou aux plus perdus d’être heureux. L’attachement, l’illusion, la construction de « soi » peuvent provoquer des cancers de la pensée et nous mener vers des souffrances incroyables. Heureusement que chaque être, même malade, prisonnier de son égo, peut avoir la chance de mener une vie stable, et de développer son potentiel pour les autres. »

« La grande souffrance de l’homme occidental vient de cette foi en l’égo. L’individu y est conduit par la société, puisque chacun doit trouver « sa » place, « son » projet, « son » identité. Mais cette recherche, si elle est ponctuée d’un échec, ou en tout cas d’un sentiment d’échec comme ça l’avait été pour moi, peut mener au dégoût de soi, et à l’isolement. Le détachement vis-à-vis de l’égo est donc plus difficile dans une société individualiste. Il faut donc, comme tu dis, travailler dans la pleine conscience, et l’expérience contemplative, et ne pas « chercher » une solution. Dès que l’on est dans la « recherche d’une porte de sortie », je pense que l’expérience nous donnera de nouvelles informations, mais nous reconduira au même point.« 

La méditation, la pleine conscience, apprendre à se reconnecter à son être intérieur peut faire de véritable miracle. Il s’agit ni plus ni moins de voir comment ces phénomènes se manifestent en nous puis d’apprendre petit à petit à y renoncer.

La vie est un immense terrain de jeu lorsqu’on la prend avec légèreté, qu’on arrive à ne plus se prendre au sérieux, à ne plus donner de prises à nos peurs et qu’on s’autorise à faire plein d’erreurs. Il n’y a plus de place pour la culpabilité ou le ressentiment, les suivre est comme aller dans un mur comme il n’y aura rien de constructif à trouver en allant dans cette voie. Autant cela peut paraître compliqué et impossible quand on ne le voit pas, autant cela semble si évident et simple quand on a compris le truc. Chacun peut s’amuser avec ce que la vie lui offre, quand on ne compare plus, quand on ne projette plus, il n’y a plus de problème, plus de raison de s’inquiéter.

« No self, no problem » (Traduction : plus de soi, plus de problème) Dicton zen.

Pour résumer et sortir enfin de la dépression, ne croyez plus à votre mental, ne croyez plus à cette voix dans votre tête, à tous ces scénarios qui reviennent en boucle encore et encore. Vous verrez que vous serez bien plus libre et bien plus tranquille ainsi !

J’étais ravi d’écrire cet article et de partager ce message, si vous souhaitez ajouter quelque chose, vous pouvez laisser un commentaire juste en dessous de cet article. Au plaisir et n’oubliez pas : Amusez-vous !!!

14 thoughts on “La pleine conscience pour sortir de la dépression.

  1. J’ai personnellement connu plusieurs épisodes dépressifs et je pratique la méditation de pleine conscience (formelle et informelle) depuis maintenant 1 an.

    La pleine conscience me permet aujourd’hui de détecter plus aisément lorsque je passe en mode « pilote automatique », mode qui laissait la porte ouverte à beaucoup de ruminations (négatives bien sûr :)). A partir de là je peux mettre en place des stratégies pour ne plus me laisser emporter par ces ruminations. C’est un peu comme si l’espace où se produisent ces pensées négatives est plus vaste, je m’y identifie moins…
    La pratique de la méditation me donne aussi un bel exercice de voir et laisser passer les pensées sans s’y accrocher.

    Autre avantage de la méditation c’est de changer du mode « faire » pour être plus souvent en mode « être ». Au lieu de continuellement chercher une solution, je suis plus en mesure d’accepter ce qui est.

    Enfin la pleine conscience me rend plus sensible aux petits bonheurs de la vie et ainsi je cultive le positif en moi.

    Si j’avais un conseil à donner c’est d’utiliser la pleine conscience avant la dépression ou dès la première, car plus on connait d’épisodes dépressifs plus nos habitudes négatives sont ancrées et le construire de nouvelles habitudes est plus long, je pense…

    J’invite aussi ceux que ça intéresse à lire Kabat-Zinn ou Christophe André qui ont bien expliqué ces phénomènes…

    Mille merci encore Jonathan pour ton blog… :)

    1. Merci pour le commentaire, c’est exactement cela ;) J’ai beaucoup de chance avec vos messages pour permettre à chacun d’y voir plus clair avec des mots différents.

      On prend souvent le problème à l’envers, on ronchonne, on se plaints des autres, des circonstances sans voir le processus qui est derrière, sans voir que même si les autres et le monde venaient à changer pour se plier à nos désirs, cela n’irait encore pas ! Il y aurait toujours un truc qui n’irait pas comme le problème ne se situe pas là, mais avant tout dans notre tête, dans l’incapacité de se satisfaire de ce qui nous est offert, des autres tels qu’ils sont.

      La pleine conscience et l’exercice de méditation pour s’entrainer tranquillement un peu chaque jour permettent d’y voir clair là-dessus. Et qu’est-ce que cela fait du bien pour enfin arrêter de se prendre très au sérieux, de se prendre pour le centre de l’attention et enfin s’amuser et profiter de tout ce qui nous est offert au quotidien ;)

      Au plaisir et merci à nouveau du commentaire qui sera utile à d’autres lecteurs ;)

  2. Salut Jonathan,

    la dépression reste encore une identification de la conscience par rapport aux mental, à nos pensées. On décide de les suivre, de le leur donner plein de pouvoir…..

    Quand on pratique régulièrement on comprend ce genre de propos. C’est même finalement, plus simple que l’on pourrait croire. Laissons les passer sans leur donner plus d’attention et focalisons nous sur le meilleur….

    Vive la pratique !! je vous l’encourage fortement pour faciliter votre compréhension….

    1. Merci pour le commentaire, c’est exactement cela ! Plus on pratique plus on se voit en train de partir, en train de se raconter des histoires et on comprend clairement ce que veulent dire les enseignants avec leur explication. Au départ c’est un peu flou comme on s’identifie avec tout et n’importe quoi sans même nous en rendre compte.

      Ce qui est génial, c’est qu’au lieu de se fâcher, de partir avec ça, ça fait rigoler de nous en rendant compte, en nous disant combien on était idiot avant sans le voir ;)

      Pour conclure, je te rejoins avec : « Vive la pratique ! » sans oublier de s’amuser et faire cela avec légèreté. La vie n’est pas un fardeau à porter, c’est tout le contraire ;)

  3. Merci Jonathan de ta participation à l’événement inter-blogueur.

    Je suis bien contente que tu nous partages ta façon de voir la dépression selon les principes de la méditation et de la pleine conscience.

    Le témoignage de Quentin vient aussi nous montrer qu’il est possible de se sortir de la dépression et qu’il existe des moyens pour y arriver. Un bel exemple de lâcher-prise grâce à la méditation pleine conscience.

    Merci encore et à bientôt.

    Dominique

  4. L’individualisme que la société actuelle prône aggrave la solitude et ne laisse plus de place aux relations humaines. La dépression je pense résulte de cette solitude « imposée ». La solution vient de nous-même.

  5. bonjour,
    je souffre depuis une bonne dizaine d’ années d’une tres forte dépréssion ,suite a une lonque série d’événements tres douloureux .j’ai 63 ans et j’essaie depuis peu ,disons » j’arrive « la méditation par la pleine conscience…..
    cela n’est pas facile mais j’essaie de m’y accrocher ….
    et quand j’y arrive je reconnais que cela me fait un BIEN fou ,court c’est vrai mais c’est toujours cela de pris…

    1. Bonjour Yvette,

      C’est déjà bien ces moments où vous sentez bien. C’est comme une petite lumière vous indiquant le chemin que vous pouvez cultiver petit à petit. Je vous assure que même si cela n’en a pas l’air, c’est déjà pas mal du tout.

  6. Bonjour Jonathan

    la méditation permet de mettre de la distance entre ce qui nous arrive et ce que nous sommes. Et plus tôt on s’y met, mieux c’est. En effet , l’un des problèmes que rencontrent les gens est qu’ils ne se sentent pas glisser dans la dépression. Et remonter la pente est toujours plus dur.
    Merci pour les éclairages de ton blog. Je te retrouve toujours avec plaisir dans les carnavals.

    bonne journée pleine de lumière.

    Phil

    1. Bonjour Phil,

      Tu as raison, plus on pratique et on se familiarise avec la méditation et plus vite on a les bons réflexes. C’est comme pour tout ce qu’on fait au quotidien ;) De même, au plaisir d’échanger et de participer aux prochains carnavals ;)

  7. Coucou Jonathan,
    tout à fait d’accord avec toi. Se libérer de son ego permet de briser ses chaînes et, heureusement, des personnes comme toi nous aident à le faire progressivement:-)

  8. J’avais compris le « truc » pour sortir de la souffrance mais qqsfois, elle s’envole. Le tout, c’est de pouvoir prendre conscience qu’il y a une souffrance et de dire STOP pr éviter les ruminations qui n’aboutissent à rien et de passer à l’action. ça marche encore et encore…en tous cas pour moi. Puis, je me sens mieux, plus légère et plus contente.

    Annick

    1. Voila, c’est exactement cela. Dans un premier temps, on regarde ce qui se passe et ensuite on y renonce. Cela demande du courage au début puis c’est de plus en plus facile ;)

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