Comment appliquer le principe de la méditation au reste de sa vie ?

La méditation nous permet de rester plus ancrer dans le moment présent, de faire le tri dans notre tête pour donner la priorité à l’essentiel au détriment du superficiel. Certaines pensées sont compulsives et reliées à des habitudes du quotidien. D’autres au contraire sont très créatives et nous permettent de grandir. Dans cet article, je vais vous parler d’un principe applicable dans de nombreux domaines de notre vie : moins de quantité pour plus de qualité.

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C’est la préoccupation des possessions, plus que toute autre chose, qui nous empêche de vivre librement et noblement. – Bertrand Russell

Comment simplifier sa vie grâce à la qualité ?

Commençons par faire un petit tour de ce que nous possédons. Notre époque d’abondance (pour ceux qui vivent en occident) permet de nous simplifier la vie avec de nombreuses facilités. Plus besoin de laver le linge à la main, d’aller chercher son eau au fond d’un puits. C’est une grande chance pour ceux qui y ont accès pour vivre plus confortablement au quotidien. Pourtant très paradoxalement, alors que cela devrait être un cadeau. Cela peut devenir une source de souci et de tracas supplémentaire. C’est un beau gâchis que j’ai essayé de comprendre.

Qui possède qui ?

Est-ce nous qui possédons un objet pour qu’il nous facilite la vie, soit à notre service ou est-ce l’objet qui nous possède avec notre peur de le perdre, de l’abîmer et de ne plus pouvoir l’utiliser par la suite. Notre ego nous joue bien des tours. La spiritualité peut nous rendre service dans beaucoup de domaines.

Cela simplifie la vie de voir les objets pour leur fonction, pour le service qu’il nous rende et non plus pour l’image qu’ils peuvent représenter à nos yeux avec tous les liens intérieurs qui nous relie à eux. Ce sont des illusions que nous faisons exister par ignorance.

On accumule beaucoup d’objets inutiles au fils du temps qui viennent s’ajouter au reste. Inutile dans le sens où ils ne nous rendent plus service. Vous les reconnaîtrez facilement, ce sont tous les vêtements, objets au fond d’un placard, au fond d’un grenier que nous n’avons plus touchés depuis 1 an. S’ils étaient vraiment utiles, nous les utiliserions. N’hésitez pas à jeter où à donner ce que vous n’utilisez pas. Vous allez à la fois vous rendre service en vous simplifiant la vie et en même temps rendre service à d’autres personnes qui en auraient besoin. En donnant ou en jetant, vous allez ainsi vous libérer l’esprit : plus besoin de ranger, nettoyer, stocker, en vous limitant à ce que vous avez vraiment besoin. La belle vie faite de simplicité.

Léo Babauta illustre cela très bien. Pensez à vos achats comme au fonctionnement d’une bibliothèque municipale. On emprunte ce dont on a besoin à un certain moment puis on le rapporte à la fin pour que d’autres qui en ont l’utilité puissent l’utiliser à leur tour. On évite également le gaspillage au niveau de la planète.

Demandez-vous ce dont vous avez vraiment besoin. Lorsque vous achetez quelque chose, demandez-vous ce que cela va vous apporter comme bénéfice supplémentaire. Ici, il ne s’agit pas de retourner vivre au temps du moyen-âge, simplement d’être plus intelligent que son ego (cela n’est pas facile je vous l’accorde ;) ) pour à la fois se rendre service et rendre service au monde.

On peut continuer cet article avec nos différents engagements et nos relations. Certains engagements et certaines relations sont très enrichissants et valent leur pesant d’or alors que d’autres non. Apprenez à dire NON. J’ai eu un peu de mal avec cela, en ne voulant pas décevoir d’autres personnes puis je ne suis rendu compte qu’il s’agit surtout d’un ego de spirituel gentil. Je ne me rends pas service et pas non plus aux autres en acceptant cela au détriment ce qui aurait plus d’impact pour tout le monde. Aujourd’hui, je vous recommande de privilégier des relations de qualité, profondes au lieu d’une multitude de connaissances rapides et superficielles ainsi que des engagements qui vous tiennent vraiment à coeur et non pas par obligation. On a parfois peur de déplaire alors qu’on ne rend pas service à l’autre ainsi. Quand vous faites un choix, faites-le à fond sinon ne le faites pas du tout.

À nouveau, cela me semble inutile de se compliquer la vie. Les êtres les plus heureux du monde n’ont pas de possessions et tout se fait naturellement. On est parfois bête de se compliquer la vie inutilement avec des choses qui ne nous rendent pas service. Pour le reste qui est de qualité, profitons-en à fond !

Pour en finir avec cet article, voici un dernier petit conseil. Demandez-vous ce qui a vraiment de l’importance pour vous, ce qui est vraiment essentiel et cela vous aidera à trouver les réponses qui vous conviennent. Très vite, monsieur l’ego va vite pointer son nez en voulant être le meilleur, le plus fort. Lorsque c’est le cas, testez pour voir et observez. Laissez votre amour-propre de côté pour essayer puis voyez la différence si cela vous convient ou non pour être plus heureux. C’est la seule façon d’avancer petit à petit et d’apprendre.

Maintenant, à vous de jouer pour vous faciliter la vie et savourer chaque instant comme il se doit. La vie est courte et précieuse. Ne la gâchons pas avec des bêtises !

15 thoughts on “Comment appliquer le principe de la méditation au reste de sa vie ?

  1. Salut Jonathan,
    C’est vrai qu’on a tout a gagner de faire un gros tri dans nos affaires. Ca nous permet de faire un peu de place et de nous alléger l’esprit.
    Par contre autant j’y arrive en ce qui concerne les vêtements en faisant régulièrement un gros tri, autant j’ai beaucoup plus de mal avec les livres par exemple.
    J’aurais du mal à donner un livre pour devoir le racheter 2-3 ans après :) … même si je sais bien que 90% des livres vont rester dans la bibliothèque à prendre la poussière.
    Sébastien

    1. Pour les livres, j’utilise les ebooks PDF et le kindle plutôt que la version papier. Ce choix s’est imposé par défaut comme toute ma vie tient dans une valise. Je reconnais qu’il n’y a pas tout en version numérique, surtout pour les livres en français. Cela oblige à faire des choix sur ce qui est essentiel ou non. Tant pis pour certains livres que je n’ai pas pu lire.

      Léo Babauta parle du même problème que toi avec les livres papier. Il en a finalement conservé quelques-uns et donné d’autres quitte à les racheter ou à les emprunter par la suite. On se dit souvent qu’on va les relire et puis au final combien relit-on vraiment ? Tu pourrais faire le test juste pour voir.
      Le plus dur est de prendre l’habitude puis ça roule ;)

      A+

  2. Bonjour Sebastien et Jonathan!

    En ce qui concerne l’accumulation d’affaires, j’ai bien changé. Le fait de voyager depuis des années m’a invité à prendre conscience que ma liberté se faisait avec le moins d’affaires possible à gérer. Du coup les achats superflus se sont très grandement ralentis. Au point que j’achetais plus rien même plus des livres par exemple. Donc ayant une tablette pour lire, cela à faciliter les choses.
    Cependant la frustration de moins lire s’est fait ressentir car des titres manque à l’appel en version électronique ou tout simplement le plaisir de lire en papier.

    J’ai finalement pris conscience qu’une énergie doit circuler qu’importe soit-elle donc une fois le livre lu je le revends ou le donne à quelqu’un. En cas d’envie de relire je le rachète au rabais ou je l’emprunte de nouveau. Plus rien d’entassé et cela fait circuler les choses!

    Bonne journée!!

    Chris.

  3. Bonjour Jonathan,
    Ton article tombe à point. L’année passée, j’ai commencé à désencombrer ma maison, mais c’était très difficile pour moi d’être constante. Je mettais en place des outils pratiques, mais je sentais que c’était plus à un niveau « interne » que ça bloquait. La méditation pourrait m’aider à laisser de côté toutes ces idées qui tournent dans ma tête. J’ai pu aussi constater que mon corps était dans le même état : congestionné.
    Je me remets sur le chemin du désencombrement et du lâcher-prise. Merci à toi.

    1. Bonjour Lucide,

      Commence en douceur et chaque étape l’une après l’autre, c’est la clé pour un changement durable. On veut souvent en faire trop, trop vite pour obtenir d’importants résultats. On se complique la vie inutilement. Vas-y en douceur, régulièrement, et tout va rouler pour le mieux avec des changements à la clé ;)

      Bonne journée.

  4. merci Jonathan,
    tu exprimes tout ce que je pense, me sent oppressé par tout ce que je possède et qui me servent pas, comme image je dirais que cela déborde de partout, je recherche le minimalisme. Beaucoup de boulot lol .

    1. Bonjour Stéphane,

      Tu peux commencer par le premier petit pas comme point de départ. Chaque chose en son temps, cela n’a pas besoin d’être parfait ou trop compliqué pour fonctionner. Tiens-nous au courant de la suite !

  5. Bonjour,
    Cela m’a pris quelque années pour ne plus avoir de réelles envies matérielles. Aujourd’hui, j’ai même parfois un ressenti lorsqu’on m’offre des objets que je n’ai pas choisi de posséder. Tout simplement parce que je n’en veux pas et que je n’ose pas m’en débarrasser puisqu’il s’agit d’un cadeau (ou du moins pas dans l’immédiat). Je suis fâchée que mes proches ne respectent pas ma demande (formulée et expliquée) de ne pas encombrer inutilement ma maison.
    Ce dont je n’ai pas réussi à me passer ce sont mes photos, surtout celles qui témoignent des moments passés avec mes enfants. Je n’arrive pas non plus à restreindre leurs possessions (les possessions de mes enfants) au contraire, je les couvre de cadeaux.
    Dans toutes les épreuves que j’ai traversé dans ma vie, je me suis toujours concentrée sur ce qui avait à mon sens le plus d’importance: mes enfants. Aujourd’hui je suis séparée d’eux la moitié de la semaine (presque 4jours/semaine) pour des raisons professionnelles. C’est une épreuve bien plus difficile que de vider une bibliothèque!
    Je n’ai pas encore trouvé de moyen pour soulager la souffrance, le stress et l’angoisse qui sont nés de cette séparation. Et pourtant, je pressens que cette absence aura pour eux comme pour moi un résultat bienfaisant. Ce qui était le plus important pour moi, était en fait une dépendance.

    1. Bonjour Valérie,

      Je pense que les cadeaux de vos proches partent d’une intention positive. Chacun vit dans son monde à lui et dans leur monde, il est peut-être inconcevable de ne pas faire de cadeau. Une fois dans notre monde, cela ne nous est pas évident de votre les choses d’un autre point de vue. On est persuadé de détenir la vérité et de bien faire.

      Chaque difficulté nous amène à grandir, je suis d’accord avec vous, cela aura un résultat bienfaisant même s’il est difficile de le voir sous cet angle dès le départ. C’est vous qui détenez la clé. Les enseignements et tout ce qu’on peut lire nous donnent des pistes. Ultimement, il n’y a que nous qui détenons la clé du changement.

      Bonne journée à vous !

      1. Je le sais bien que les cadeaux de mes proches partent d’un intention positive, et je sais bien que chacun vit dans son monde. C’est peut-être pour cela que je ne restreins pas les possessions de mes enfants, c’est à eux de le faire. De même que je leur offre beaucoup… pour leur faire plaisir. Même si, le temps passé avec eux (et non pas à côté d’eux) me semble le plus beau cadeau que je puisse leur faire. Bonne fin de journée.

        1. Bonsoir Valérie, bonsoir Jonathan…

          je crois que mes proches ont compris que je vivais dans un autre monde qu’eux, et ne cherchent plus à me faire de cadeaux inutiles et encombrants qui ne me font pas plaisir.

          quant à faire plaisir aux autres, au risque de se créer du déplaisir (de la souffrance), en offrant des choses qui vont à l’encontre de mon éthique..ça je ne l’ai pas résolu., la psy et sœur bouddhiste qui me suit, me dit toujours « si tu ne ressens pas de bonheur en le faisant, ne le fais pas  » mais je n’ai pas encore accepté cela.
          c’est le conditionnement (les énergies d’habitude,) me dit elle..

          mais je pense : « comme eux ils font des efforts…moi aussi je dois en faire… »
          il faudrait qu’ils admettent que le plus beau cadeau c’est le fait d’être ensemble…

        2. Bonjour Michel,

          Ce que tu expliques ici est toute la problématique de nos relations avec les autres. Pour certains, il faut être un peu égoïste quitte à déplaire, pour d’autres non.
          Je suis d’accord avec toi que le plus beau cadeau est de passer un bon moment avec eux. Après comme chacun vit dans son propre monde, ce sont seulement nos points de vues que tout le monde ne partage pas. Tout cela est intéressant d’une certaine façon comme en étant avec des gens qui partagent nos valeurs c’est assez facile. Ceux qui vivent différement nous offrent des opportunités de tester ce qu’ont a pu apprendre sur l’ouverture et la paix intérieure.
          Dans ton cas, soit tu sacrifies temporairement ton éthique ou alors tant pis pour les autres. Je ne vois pas de solutions miracle. A+ et bonne semaine à toi.

  6. Bonjour, j’ai commencé à pratiquer à partir du livre  » Méditer pour ne plus déprimer », préfacé par C. André et dont le CD fourni est bien. Je souffre d’une dépression chronique, invalidante, avec beaucoup de fatigue.
    Je fais ( ou j’essaie de faire) un body Scan ( un peu la 2° méthode dont tu parles) et une méditation par la respiration tous les jours. Pourtant, cela fait deux mois que je pratique et je ne constate pas d’effets positifs sur ma dépression : est ce que c’est normal ? Je commence un peu à me décourager ……sinon, merci pour ce blog !

    1. Un peu de patience Françoise surtout lorsqu’on débute, c’est normal que cela prenne un peu de temps. Plus on a envie que cela aille vite et moins cela avance.
      C’est une habitude de vouloir que les choses fonctionnent d’une certaine façon. Ici, on travaille, on s’amuse sur un autre plan. Vous allez voir tôt ou tard vous aurez des petits déclics.

      Bonne journée à vous!

    2. Bonjour françoise,

      J’ai suivi cette méthode aussi et elle porte ses fruits peu à peu.

      Cet outil ne m’a néanmoins pas suffit pour commencer à voir le jour.

      Je fais: – 30 mn-1 h de méditation (avec comme objectif à chaque fois de progresser dans la concentration du corps, et de percevoir de plus en plus de sentations, jusqu’à souvent réussir à arrêter mon « petit moteur de pensées négatives ».)
      -cahier des choses positives
      -souffle/mouvement des machoires
      -1 séance de magnetisme/d’acupuncture

      Il m’a fallut une ou deux séances d’emdr pour débloquer le circuit mental défaillant, ou percevoir la lumière.

      A lire le livre de patrick gilot. L’emdr, peut vraiment débloquer ‘affaire, et ensuite prendre ces mesures de façon rigoureuse pendant au moins 3 semaines pour que le sevrage se mette peu à peu en place.

      La depression est comme une autre dépendance et necessite un sevrage d’au moins 3 semaines.

      Prendre des a.d pendant le sevrage qui peut être très douloureux. pour moi, ca été très dur, je me sentais « tout nu », et très fragile face au monde.

      Ensuite, il faut continuer l éditation toute la vie, car la depression est toujours prête à revenir.

      Caque instant gagné, l’écrire sur le cahier, et combattre la pensée négative par une pensée positive, ce qui a une action physico-chimique importante dans le fonctionnement cérébral.

      Voilà, la méthode que j’ai mis en place avec l’aide d’une practicienne d’hypnose et d’emdr, que tu peux trouver dans ta region.

      Des que tu lâches l’affaire, il faut recommencer, et il faudra a nouveau 3 semaines pour que le nouveau fonctionnement se mettre en place.

      Ca fait un mois et demi que je fais ça – j’ai eu une bonne vingtaine de jours gagnés sur la dépression, et plus ça va, plus j’avance vers la stabilité !

      Superrrrrrrrrrrrrr

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