Comment se libérer des difficultés par le lâcher-prise ?

Toutes nos difficultés ont un point commun, c’est celui d’être trop attaché. Quand nous sommes inquiets, nous sommes fermement attachés à la façon dont nous voulons que les choses soient, plutôt que de se détendre en acceptant tout ce qui pourrait se produire. Lorsque nous sommes frustrés par quelqu’un, c’est parce que nous sommes attachés à la façon dont nous voulons que cette personne se comporte. Lorsque nous tergiversons, nous sommes attachés à des choses faciles, agréables et confortables (comme les distractions) plutôt que d’accepter de faire quelque chose d’important et d’être poussé dans l’inconfort. La liste pourrait continuer encore et encore.

Si vous êtes prêt à accepter que d’être trop attaché est la cause de nos difficultés… alors la réponse semble assez évidente : il suffit de lâcher-prise…

Pourtant, plus facile à dire qu’à faire. Tous ceux qui essayent savent que ce n’est pas si facile dans la pratique. Quand notre mental est bien accroché, nous ne voulons pas lâcher. Nous voulons alors vraiment que les choses se déroulent à notre façon.

Alors, quelle est la réponse ? Voici quelques pratiques pour vous aider à dissoudre ces attachements qui compliquent la vie inutilement :

  • Méditer : La méditation consiste à être simplement assis en essayant de faire attention à ce que vous viviez dans l’instant – que ce soit votre souffle, votre corps, ou ce qui est autour de vous en ce moment. Ce que vous trouverez en pratiquant est que votre mental fuit le moment présent, s’inquiète quant à l’avenir, aime planifier en détail et se souvenir des choses du passé. En méditant, vous lâchez tout cela en prenant conscience de ce que votre esprit est en train de faire et vous laisser aller, vous revenez à l’instant présent. Vous répétez ce processus pendant toute votre méditation comme un exercice physique que l’on répète pour devenir plus habile. Vous voyez ainsi en direct que tout ce à quoi vous étiez attaché n’est qu’une histoire, un récit ou un rêve. Ce n’est pas si grave, pas si important, c’est juste un nuage qui passe et qui va être ensuite soufflé par une brise.
  • La compassion : Cela signifie que vous souhaitez la fin de votre souffrance et la fin de la souffrance des autres. Ce qui se passe est que ce souhait vous libère des attachements. Vous devenez plus grand que votre histoire. Et quand vous souhaitez la fin de la souffrance des autres, vous vous connectez à eux, vous voyez que votre souffrance est la même que celle des autres, vous comprenez que nous sommes tous ensemble dans la même situation. Ce qui se passe est que votre histoire devient moins importante, ce n’est plus si grave que cela et vous vous connectez avec les autres. Ce qui amène à :
  • L’interdépendance : Essayez de méditer non seulement sur le désir que la souffrance des autres (et de vous-même) prenne fin, mais pour que tout le monde puisse trouver les conditions afin d’être heureux. Grâce à cela, vous commencez à voir que nous sommes tous connectés dans la souffrance, et dans le désir d’être heureux. Nous ne sommes pas séparés, mais tous interdépendant. Cette connexion avec les autres aide à être moins attachés et plus à l’aise avec la vie quoi qu’il arrive. Ce qui amène à :
  • L’acceptation de ce qui est : Au niveau le plus profond, l’attachement est de ne pas vouloir que les choses soient comme elles sont. Vous voulez quelque chose de différent. Il y a quelque chose dans le moment présent, que ce soit avec la personne en face de vous où sur vous-même que vous ne voulez pas. En méditant sur la compassion et l’interdépendance, vous pourrez commencer à faire confiance pour accepter les choses comme elles sont. Vous aurez à le faire maintes et maintes fois, c’est cela la pratique. C’est l’ouverture sur chaque instant avec curiosité, pour l’accepter tel qu’il est.

Il vous faudra de la patience pour vous familiariser avec tout cela. Cela en vaut la peine car c’est l’unique solution pour vivre satisfait dans le présent, avec des relations de qualité et à la fois moins de procrastination et de distraction. Maintenant que vous savez, bonne méditation.

« La méditation ne peut pas être axée sur des résultats ; il vous suffit de méditer, c’est tout. Tout arrive mais ce ne sera pas un résultat. Si vous recherchez un résultat, rien n’arrivera, la méditation sera inutile. Lorsque vous cherchez un résultat, c’est le mental ; lorsque vous ne cherchez pas de résultat, c’est la méditation.« 

Apprenez à rester heureux quoi qu’il arrive !