Travailler en pleine conscience :

J’ai remarqué que la méditation avait de nombreux bienfaits sur mon travail. Je suis plus concentré sur ce que je fais. Je me disperse beaucoup moins. Je termine aussi plus rapidement les tâches sur lesquelles je travaille. J’ai aussi de meilleures idées pour résoudre les imprévus. Je veux partager avec vous dans cet article comment reproduire les conditions de la méditation dans le travail à partir de ma propre expérience.

Je passe beaucoup de temps sur internet face à mon écran, que ce soit pour la gestion de ce site où bien avec mes tâches de prestataire informatique (montage de vidéos, gestion de site wordpress, création et design de pages de vente).

Il est très facile de se disperser par rapport à un travail en plein air : les emails sont disponibles, youtube est disponible, des tonnes de sites sympas sont aussi disponible.

Quand on médite, dès qu’une pensée s’élève, on la laisse passer comme les nuages dans le ciel. Quand on travaille en pleine conscience, on apprend de la même façon à gérer ses envies pressantes quand elles arrivent (par exemple : aller sur facebook, consulter son site d’actualité favori comme « lemonde », consulter 20 fois par jour ses emails, etc.). Voici les leçons que j’ai pu tirer jusqu’à maintenant pour travailler en pleine conscience pour plus de sérénité et d’efficacité :

  • Je décide les tâches que je vais réaliser et je m’y tiens tant que je n’ai pas fini. C’est mon idéal. Lorsque je ressens l’envie d’aller sur Facebook ou de faire quelque chose qui n’a rien à voir avec ce que j’avais prévu alors c’est le moment de respirer, de faire une pause pour laisser passer comme on le fais en méditant lorsque toutes sortes de pensées émergent. J’aurais tout le loisir d’aller sur Facebook une fois mes tâches terminées. Je dois avouer que c’est inconfortable sur le moment et très agréable ensuite une fois fini avec un sentiment d’accomplissement. Lorsque je craque, c’est l’inverse : c’est agréable sur le moment mais ensuite je culpabilise de ne pas avoir suivi ce qui était prévu. C’est important à ce moment-là d’avoir de la compassion pour l’enfant qui est blessé et respirer profondément avant de reprendre. 
  • Je retire toute notion de temps. J’ai remarqué que c’est beaucoup plus facile quand j’ignore l’heure qu’il est. Inconsciemment, mon cerveau va faire toute sorte de calcul pour accélérer ou retarder le rythme de travail selon l’heure qu’il est. Quand il ne sait pas, il fait simplement ce qui est prévu sans se poser de questions. Je reconnais que c’est assez difficile à mettre en place lorsqu’on ne travail pas à domicile. Cette expérience vaut le coup d’être vécu lorsqu’on le peut. C’est un peu comme lorsqu’on est en vacance sans vraiment se soucier de l’heure qu’il est. On est beaucoup plus concentré sur ce que l’on est en train de vivre plutôt que de faire toutes sortes d’arbitrage dans sa tête sur ce qu’il convient de faire ou non en premier.
  • Je m’isole des communications extérieures pour ne pas être interrompu. Je n’ai pas de téléphone, uniquement un compte skype qui se limite à 3 contacts : ma femme Yoko, mon frère Maxence et mon meilleur ami Viken. J’ai un autre compte pour le reste de mes contacts que j’utilise uniquement si besoin. Cela limite les coupures et permet de travailler à la fois plus efficacement et plus sereinement. Comme lorsque vous méditez, si vous êtes constamment interrompu, votre pratique ne sera pas efficace.
  • Je change d’environnement en allant dans un café quand je le peux. En changeant d’environnement, c’est plus facile de se déconnecter de ses habitudes. C’est le même principe lorsque j’avais effectué ma retraite Vipassana, je n’ai jamais autant médité sur une courte période car l’environnement était parfait pour cela.

Tous ces éléments correspondent à mon mode de vie de travailleur nomade qui habite à Tokyo. Cela n’aurait pas beaucoup de sens pour vous de vouloir faire pareil. Ce sera bien plus efficace d’adapter ses idées à votre propre vie pour apprendre étape par étape à travailler en pleine conscience.

Je crois qu’on ne peut mieux vivre qu’en cherchant à devenir meilleur en ayant la pleine conscience de son amélioration.  Socrate

Apprenez à rester heureux quoi qu’il arrive !