Vivre en pleine conscience pour accorder des vacances à son mental.

Cet article est écrit dans le cadre du « festival à la croisée des blogs » organisé par Quentin du blog « les outils du mentaliste ». Le sujet du mois est : « Accorder des vacances à son mental pour mieux repartir »

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Dans cet article, je ne vais pas vous parler d’une technique quelconque pour jouer le rôle de l’antidote au problème, j’aimerais plutôt prévenir que guérir. Voyons plutôt comment garder sa fraicheur d’esprit au quotidien et pas seulement en vacance.

ciel avec nuage @racer108

Nous sommes constamment pleins de pensées et d’idées, cela tourne en quasi-permanence dans notre tête. Une circonstance apparaît puis « hop », nous réagissons en conséquence sans même nous rendre compte du processus à l’œuvre. Plus on veut d’ailleurs en faire, plus ça fonctionne. Ce sont les automatismes de notre inconscient qui font leur travail en reproduisant les connexions déjà gravés dans notre cerveau.

En parallèle à tout cela, on a quasiment tous des espoirs, des désirs que l’on veut combler. Ca peut-être par exemple d’être plus riche, pour d’autres ce sera être plus musclé, etc…. Chacun à ses propres attentes.

Tout cela alimente beaucoup notre activité intérieure et est épuisant. Et plus le fossé se creuse entre espoir/attentes par rapport à la réalité et plus la situation se complique.

Beaucoup de gens sont en sursis tant que la réalité correspond à peu près à leurs exigences mais si certaines circonstances de vie font que le fossé d’un coup se creuse entre la réalité et leurs exigences. C’est l’enfer intérieur qui les attends avec la déception, l’incompréhension de ce qui s’est passé.

La solution ?

Vivre de façon consciente en voyant ce que l’on fait et dans quoi cela nous amène. Quand on observe de près la quantité de pensées et d’émotions traversées chaque jour. Sur le long-terme, une infime partie seulement reste. Pourtant sur le moment quand on le vit, on se laisse attraper.

ciel sans nuage @ malavoda

Un exemple pour illustrer : vous avez une super idée, sur le moment c’est promis-juré vous allez le faire et l’appliquer. Puis ensuite comme tout change, vous n’avez plus l’énergie que vous aviez sur le moment pour la mettre en œuvre. Pire encore, c’est à ce moment là que vous avez une nouvelle super idée génial sans voir le processus qui se répète encore et encore. Vous pouvez noter sur une feuille toutes ces idées et voir la proportion de ce qui prend véritablement forme dans la réalité.

Je ne dis en même temps pas qu’il ne faut pas penser, bien au contraire. Autant il est judicieux de concentrer son énergie quand on est vraiment sur le projet, autant c’est inutile de se perdre dessus quand on fait autre chose. Au moment où j’écris ces lignes, je me concentre sur cet article afin de mobiliser mes ressources et arriver à faire passer mon message. Mais ensuite, quand je vais sortir m’aérer, à quoi bon rester l’esprit « collé » encore dans cet article sachant que je ne peux pas le changer comme je suis dehors et que ce n’est pas le moment. D’autant que si je fais ça, je vais manquer ce qui se passe autour de moi. C’est un double gâchis.

La méditation est un excellent exercice pour peu à peu améliorer sa concentration à condition que cet entrainement soit mis en œuvre dans tous les aspects de sa vie. Cela est graduel mais à quoi bon être en paix assis sur son coussin si c’est pour repartir de plus belle dans de longues conversations intérieures qui n’aboutissent à rien si ce n’est être coupé de la réalité et de tout ce qui s’y passe.

Le poison qui nous fatigue beaucoup et alimente toutes ses pensées, ce sont les attentes. Chaque fois qu’il y a un espace entre un espoir, une attente et la réalité et nous voila agité intérieurement. On s’inquiète et nous voila perdus dans nos pensées.

Cela ne veut pas dire qu’il faut se ficher de tout mais regarder les choses telles qu’elles sont sans rien ajouter de plus. On peut aspirer au changement, il n’y a rien de problématique là dedans seulement en ayant de fortes attentes, on sera vite déçus pour abandonner. Plus l’attente sera forte et plus la déception sera grande.

Sans attente, on agit en observant ce que fonctionne, ce qui ne fonctionne pas, comment faire mieux la prochaine fois. On se trompe ce n’est pas grave. On voit très bien les progrès accomplis et pas seulement tout ce qu’il reste encore à accomplir. Au lieu d’avoir des exigences, on remercie pour tout ce qui est offert et nous permet d’être au point ou on en est. Il n’y a plus de fossé entre la réalité et nos souhaits, on voit les choses telles qu’elles sont. C’est notre point actuelle, il n’est ni bien, ni mauvais. Il correspond juste aux fruits de se qu’on a semé précédemment.

En vivant de cette façon, vous n’aurez plus besoin de prendre de vacances. Vous serez toute l’année an vacance !

creativecommonsbigCrédit photos dans l’ordre d’apparition: racer108 – malavoda

Apprenez à rester heureux quoi qu’il arrive !